L’épizootie qui frappe les vaches suscite de nombreuses interrogations et contre-vérités. La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) ou dermatose bovine est une maladie infectieuse virale qui touche les bovins et les buffles. Elle n’est pas transmissible à l’humain. Elle est causée par un poxvirus à ADN double brin de la famille des Poxviridae, le virus Capripoxvirus lumpyskinpox aussi connu sous le nom de virus de Neethling. C’est une maladie à déclaration obligatoire pour l’Organisation mondiale de la Santé animale.
Cette maladie, principalement transmise par des insectes et acariens (tiques) hématophages, a un impact économique majeur car elle diminue drastiquement la production animale et le rendement du bétail, et s’accompagne de restrictions commerciales.
La DNC provoque de fortes fièvres, des nodules douloureux et une grande souffrance chez les animaux, avec une mortalité faible. Les animaux infectés par la dermatose nodulaire se rétablissent généralement complètement et aucun porteur chronique du virus n’est documenté. L’émergence de variants modifiant le mode de transmission complique le contrôle et le diagnostic de la maladie.
Le contrôle et l’éradication de la maladie passent par l’application de mesures sanitaires spécifiques, qui dépendent du statut de la maladie dans les zones touchées. Ces mesures incluent la vaccination préventive, la limitation des déplacements de bovins entre zones infectées et zones indemnes, ainsi que l’abattage de troupeaux atteints, cette dernière mesure étant controversée.
« Dès lors qu’il n y’a pas de mouvements d’animaux, c’est gagné et c’est pourquoi cela n’aurait pas de sens de vacciner tout le cheptel français » affirme Pierre Bessière, virologiste, vétérinaire et chercheur à l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse.
Historiquement présente en Afrique depuis un siècle, la DNC s’étend à partir des années 2000 au Moyen-Orient puis vers le Sud-est européen. Elle est devenue émergente en Europe vers 2019 : des cas sont en effet repérés en Grèce, Bulgarie et d’autres pays des Balkans.
En juin 2025, la maladie apparaît en Savoie. 143 bovins sont abattus et un plan de vaccination obligatoire est mis en place pour contenir la maladie et éviter une crise durable. Autour de chaque foyer, une zone de restriction de 50 kilomètres interdit les mouvements d’animaux. Cela correspond à 2 156 élevages et 225 000 bovins . En octobre, 80 foyers y sont identifiés.
Implication agressive de l’État
Rodolphe Bacquet, le rédacteur en chef d’Alternatif Bien-Être, a suivi pour nous le déroulement des évènements : « Ce qui s’est passé aux Bordes-sur-Arize, en Ariège, est plus qu’une énième démonstration de force et d’absurdité d’une classe politique autoritaire ayant, en France, complètement perdu les pédales. […] Pour cette opération « de police », les forces de l’État ont déployé les grands moyens : plus de 350 gendarmes, deux véhicules blindés Centaure, un hélicoptère, des équipes drones et anti-drone, qui ont chargé – pour reprendre le délicieux vocabulaire employé par les journalistes de TF1 – « quelques dizaines de perturbateurs ». Les « perturbateurs » en question sont, évidemment, des agriculteurs venus défendre l’un des leurs contre cette démonstration inouïe de violence et de barbarie, et que l’on a exposés aux gaz lacrymogènes. Eux… et les vaches. Oui, les vaches et leurs veaux, ceux-là même qui ont été massacrés quelques heures plus tard, ont été gazés avant d’être tués. À la folie du meurtre de masse les forces de l’ordre ont poussé l’abjection jusqu’à gazer sans distinction hommes et bêtes. C’est assez clair quant à ce que cet événement dit de « l’état d’esprit » du pouvoir en France. Après tout, c’est logique : après avoir traité la population comme du bétail lors de la « crise » Covid, le bétail, que l’on protège pour ne pas être abusivement et massivement abattu, est lui-même traité comme un citoyen réfractaire. »
Physiopathologie
Le virus de la dermatose nodulaire contagieuse infecte l’animal par la piqûre d’un vecteur ou par contact direct à travers des abrasions ou des coupures cutanées. La réplication initiale du virus se produit dans les kératinocytes des couches dermique et épidermique. Par la suite, le virus se propage vers les ganglions lymphatiques régionaux via les vaisseaux lymphatiques, où il infecte différents types de cellules immunitaires. À partir des ganglions lymphatiques régionaux, le virus se dissémine par voie lymphatique vers divers organes et tissus. La virémie survient lorsque le virus pénètre dans la circulation sanguine, soit par infection directe des cellules endothéliales tapissant les vaisseaux sanguins, soit par l’intermédiaire de cellules immunitaires infectées qui migrent dans le sang. À partir du sang, le virus se propage ensuite vers de nombreux organes, notamment la peau, les poumons, le foie, l’intestin, la rate et les reins, ce qui conduit finalement au développement de signes cliniques plus sévères, caractérisés par une lymphadénopathie généralisée, de la fièvre et des lésions cutanées étendues.
Symptômes
La période d’incubation dure d’une à quatre semaines. L’animal atteint présente dans un premier temps une hyperthermie, avec un jetage nasal (sécrétion), un jetage oculaire ainsi que du ptyalisme (sécrétion exagérée de salive). Ces signes s’accompagnent d’un abattement, d’un gonflement important des ganglions lymphatiques ainsi que d’anorexie pouvant engendrer un amaigrissement. La production laitière chute chez les vaches laitières. Il est de plus possible d’observer des mammites ainsi que des avortements ou la mise-bas de veaux présentant des lésions cutanées.
Épidémiologie
Les races domestiques semblent plus impactées que les races sauvages. La majorité des cas de la maladie sont rapportés chez les bovins. Il a été observé que la race, l’âge, la couleur et le sexe de l’animal jouent un rôle dans la susceptibilité à la maladie. Malgré ces facteurs intrinsèques, la maladie peut être contrôlée par la restriction des mouvements des animaux malades et prévenue par des campagnes annuelles de vaccination. Il ne s’agit pas d’une maladie zoonotique ; l’être humain ne peut pas être infecté. Il ne fait guère de doute que les bovins présentant des lésions cutanées permettent la transmission du virus par les vecteurs. Toutefois, la question de la capacité des bovins virémiques sans lésions cutanées à transmettre le virus sur le terrain demeure non résolue. Les insectes vecteurs peuvent héberger le virus et le transmettre pendant 2 à 8 jours. Les insectes vecteurs identifiés sont la mouche des étables (Stomoxys calcitrans), la mouche domestique, la fausse mouche des écuries, les taons (Tabanidae, Chrysops, Haematopota pluvialis) et des moustiques. Les tiques pourraient constituer des réservoirs du virus.
Morbidité et mortalité
La morbidité et la mortalité varient selon les groupes d’animaux touchés, en fonction de la race des animaux, de leur statut immunologique, ainsi que des insectes vecteurs de la maladie. La mortalité est faible, comprise entre 1 et 5 %. Le virus persiste dans la peau et peut être isolé jusqu’à 38 jours après l’infection, tandis que l’ADN viral a été détecté par PCR dans les lésions cutanées pendant plus de 90 jours. Les questions relatives à la source et à la forme les plus appropriées du virus (LSDV) pour permettre une transmission vectorielle — à savoir l’origine virale à partir du sang et/ou de la peau, ainsi que les formes virales intracellulaire mature et/ou extracellulaire enveloppée — demeurent sans réponse. Depuis 2017, plusieurs virus recombinants sont apparus. Le virus est excrété par tous les fluides de l’animal ainsi que par les lésions cutanées qu’il provoque.
Le vaccin
Pour éradiquer la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), la France applique une stratégie basée sur trois piliers : la limitation des mouvements de bovins, le dépeuplement total des élevages infectés, et la vaccination de tous les bovins dans la zone touchée. Cette stratégie a fait ses preuves dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, où la situation est désormais stabilisée.
Comme tout vaccin, celui contre le DNC n’est pas tout de suite efficace. Il protège véritablement les bovins à partir du 21ème jour après l’injection.
Si la France décidait de vacciner la totalité de ses bovins le pays ne serait pas considéré comme « indemne » de la maladie et ses exportations seraient bloquées.
La vaccination semble être la solution pour limiter les conséquences économiques de la LSD mais elle est incapable d’éradiquer la maladie, elle peut seulement la contenir. On ne connaît pas les conséquences à long terme de la recombinaison entre souches vaccinales et souches sauvages et le devenir de ces souches recombinantes qui semblent prendre le pas en Asie sur la souche sauvage.
La vaccination est une solution à moyen terme mais elle est incapable d’éradiquer la maladie. D’un point de vue économique il est impossible de laisser se développer la maladie en soignant les bêtes afin que les troupeaux domestiques acquièrent une immunité naturelle mais ce serait pourtant la solution à long terme (la faune sauvage sensible en Afrique et donc immunisée depuis longtemps est insensible à la maladie (Hunter-Wallace, note 23). Il est regrettable que des troupeaux contaminés n’aient pas été conservés vivants pour étudier l’évolution de la maladie et l’immunisation naturelle des animaux. La maladie semble bénigne : aucun animal n’est décédé.
« Il existe des traitements, il n’y a donc pas besoin d’abattre les animaux. »
Les faits : la DNC est une maladie virale : ni l’ivermectine (antiparasitaire), ni les antibiotiques (antibactériens), ni la propolis (antiseptique) ne sont efficaces contre un virus.
En revanche les huiles essentielles à alcool (les phénols et les monoterpénols) sont seules à éradiquer les virus (hormis celui du HIV).
Le massacre des troupeaux
Le ministère de l’Agriculture, les vétérinaires aux ordres et la FNSEA ont pourtant prétendu que c’était « indispensable ». Ça ne l’est pas. « Mais nous quand on est malade on ne nous tue pas, alors pourquoi on tue les vaches ? » s’exclame une gamine de 6 ans. Non seulement c’est le bon sens, mais rien en effet ne justifie, ni sanitairement, ni scientifiquement, ces massacres de troupeaux entiers.
Dès le mois de juillet, le chercheur du CNRS Jean-Marc Sabatier publiait une tribune pour dénoncer ces mesures scientifiquement injustifiées, disproportionnées et parfaitement évitables. Il y rappelait que la dermatose nodulaire est une maladie virale due à un capripoxvirus, caractérisée à la fois par une mortalité généralement faible et la guérison spontanée d’un grand nombre d’animaux, sans aucun risque de transmission à l’être humain. Partant de ce constat, il considérait la logique d’abattage systématique des troupeaux comme une décision administrative héritée de protocoles dépassés, et non comme une mesure appuyée sur des données scientifiques actualisées. Cette stratégie entraîne des conséquences économiques lourdes pour les éleveurs et soulève des questions éthiques puisqu’elle conduit à l’élimination d’animaux parfois peu ou pas atteints cliniquement… sans aucune garantie d’une meilleure maîtrise de la propagation ! Le Dr Sabatier affirmait également que des alternatives existent, documentées dans la littérature vétérinaire internationale : l’isolement des animaux malades, les soins de soutien, la prévention des surinfections, ainsi qu’une vaccination ciblée associée à une surveillance renforcée.
La « vaccination » n’est même pas la solution préconisée aujourd’hui par le ministère de l’Agriculture. Et pour cause ! L’abattage de troupeaux entiers, un « épouvantail » pour faire passer la vaccination d’un million d’animaux ! Si disproportionnées et outrancières qu’elles soient, les solutions choisies aujourd’hui par le gouvernement ont un sens – un sens glaçant – si on rappelle que la Cour des comptes préconise depuis 2023 la réduction du cheptel bovin en France au nom de la « raison climatique ». Sans parler de la prochaine signature de l’accord UE-Mercosur – une concurrence déloyale pour les paysans français qui se battent à armes inégales face à leurs concurrents moins entravés de norme et de charges.
Le rôle trouble de la FNSEA
On ne présente plus la FNSEA. C’est le syndicat majoritaire des agriculteurs en France. Ses intérêts et ceux de son président Arnaud Rousseau sont des intérêts économiques et industriels : ils précipitent l’extinction des pratiques raisonnées et du mode de vie durables du monde paysan. Dans le cas de la DNC, la FNSEA soutient les massacres d’animaux. « Le président de la FNSEA a tout intérêt à ce que la filière bovine française soit affaiblie », reconnaît un membre de la Coordination Rurale. « M. Rousseau est aujourd’hui à la fois syndicaliste agricole et dirigeant du groupe Avril, qui contribue directement à la productivité de la filière bovine brésilienne : il est depuis 2016 actionnaire majoritaire de Salus Group, spécialiste de la nutrition animale, et a renforcé en 2024 sa présence industrielle avec Oleon Brasil S.A., dans l’oléochimie. » Un bel exemple de conflit d’intérêt !
Proposition d’une thérapie naturelle
- Mettre le troupeau dans une enceinte close.
- Disposer de baquets remplis de grains à mélanger avec des huiles essentielles antivirales :
Ravintsara 3 ml ;
Niaouli 3 ml ;
Tea tree 3 ml.
Après 15 jours la dermatose disparaît. Il est aussi possible d’appliquer sur le dos des vaches des hydrolats.
Lors de la distillation, le produit se partage en deux liquides distincts :
- Le premier de densité inferieure à l’eau flotte à la surface : c’est l’huile essentielle ;
- Le deuxième de densité supérieure est l’hydrolat aromatique, c’est donc de l’eau distillée chargée de molécules hydrosolubles.
Les eaux aromatiques de Ravintsara, de Laurier noble, de Tea tree coûtent cinq euros les 200 ml.
Des vétérinaires recourent à cette stratégie simple d’emploi et combien efficace.
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La nouvelle année
Sera-t-elle aussi désastreuse que l’année 2025 ?
Les questions essentielles demeurent. Comment rester en bonne santé dans un monde qui malmène le vivant ? Comment préserver notre intégrité physique, psychique et morale dans une époque qui confond souvent progrès et thérapie iatrogène ?
Depuis des décennies, je constate la même dérive : une médecine de plus en plus technique, de moins en moins humaine. Une approche qui traite les symptômes et oublie les causes, qui médicalise l’existence sans toujours interroger nos modes de vie, notre environnement, notre alimentation, notre rapport au temps et au sens.
La santé ne se décrète pas. Elle se cultive. Elle repose sur la connaissance, la prévention, l’autonomie et le respect des lois du vivant. Elle suppose aussi du discernement face aux discours dominants, du courage pour sortir des sentiers battus, et une responsabilité individuelle que nul système ne peut remplacer.
Notre vieillissement est certes inéluctable, mais peut-on le freiner substantiellement ? S’il apparaît difficile au cours de sa vie d’échapper aux maladies dites de civilisation (diabète, obésité, cancers, maladies cardiovasculaires, etc.), peut-on s’en protéger efficacement ?
La réponse est deux fois oui. Car la science et l’observation ont identifié à la fois les processus biologiques dégénératifs en cause et les solutions naturelles les plus puissantes pour les contrôler.
En cette nouvelle année, je vous invite à reprendre le pouvoir sur votre santé. À vous informer, à questionner, à comprendre. À ne pas céder à la peur ni aux solutions toutes faites. La nature reste une alliée précieuse, à condition de la considérer avec humilité et intelligence, et non comme un simple réservoir à exploiter.
Que cette année soit celle du retour à l’essentiel, de la cohérence entre nos actes et nos valeurs, d’une santé pensée comme un art de vivre, et non comme un acte de consommation.
Je continuerai, pour ma part, à transmettre, à alerter quand il le faut, et à défendre une vision de la santé libre, préventive et profondément humaine.
N’oubliez pas de partager les informations médicales recueillis dans mes Newsletters.
Bonne année d’harmonie, de bonheur et de solidarité. Belle année 2026 !
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Le premier février à 16h40 au salon Bien-être – Médecine douce, je vous attends – vous serez surpris








