La chaleur est de retour et elle va frapper fort. Deux semaines après l’épisode caniculaire survenu fin mai, la France sera, encore, en surchauffe. Une flambée bien différente de la première est annoncée à partir de mercredi. On fait le point et on compare ce qui nous attend avec ce que nous avons vécu en mai.
Les oiseaux migrateurs sont revenus, les minijupes réapparaissent, les enfants plongent dans les fontaines, on chante « L’été indien » de Joe Dassin :
On ira où tu voudras, quand tu voudras
Et l’on s’aimera encore, lorsque l’amour sera mort
Toute la vie sera pareille à ce matin
Aux couleurs de l’été indien
Les familles rejoignent les plages ou les cours d’eau.
Les noyades
Un premier épisode caniculaire d’une précocité inédite, six jours durant lesquels les températures s’envolent, et déjà au moins huit morts par noyade comptabilisés dans la presse : l’équation a de quoi inquiéter.
Cette liste non exhaustive, dont on peut craindre qu’elle évolue vite avec des vagues de chaleur amenées à se répéter, questionne, certes, les responsabilités individuelles – la prise de risques des plus jeunes, l’imprudence des plus âgés –, ainsi que la méconnaissance des dangers liés aux activités aquatiques, de surcroît dans des zones interdites à la baignade. Mais elle place aussi sous les projecteurs l’enjeu de la surveillance des baignades, alors que la saison estivale n’a pas encore commencé.
Les noyades sont la première cause de mortalité par accident de la vie courante chez les moins de 25 ans. Axel Lamotte, de la Fédération française des maîtres-nageurs sauveteurs, plaide pour une « éducation aux risques aquatiques », allant au-delà du test en piscine aujourd’hui passé par les élèves en 6ème : « L’école fait bien passer un brevet de sécurité routière. Dans le contexte actuel, un brevet de sécurité aquatique qui serait renouvelé à l’adolescence, me semble essentiel. » Mais les premiers coupables sont les parents qui ont négligé leur devoir.
La flambée de nos forêts
Chaque année c’est le même scénario dramatique. Des milliers d’hectares de nos belles forêts du Sud de la France vont devenir un désert lunaire. Et pourtant on s’est préparé pour éviter cette catastrophe écologique, on dispose de miradors, d’hélicoptères, voire de drones pour survoler le territoire.
C’est oublier que les premiers coupables sont des jeunes pompiers qui avec leur briquet enflamment l’herbe. Ainsi ils vont pouvoir faire la démonstration de leur capacité. Mais c’est oublier que l’homéopathie peut démasquer l’intrus. Pour cela on dispose d’un remède qui représente le comportement particulier des pyromanes.
HEPAR SULFUR, LE PYROMANE
S’il n’était que coléreux, violent, voire agressif, s’il se contentait de briser les objets ou d’éventrer les jouets de ses frères et sœurs, le jeune pyromane ne serait pas forcément facile à reconnaître. Mais ce petit « ange » a une caractéristique aisément identifiable : sa fascination pour le feu. S’il se contente de rester hypnotisé par la flamme d’un briquet ou le feu dans la cheminée, ce sera un moindre mal ; les ennuis commencent sérieusement lorsqu’il s’avise de jouer à son tour avec le feu et là, tout est possible… Peut-être se contentera-t-il de faire brûler une à une quelques dizaines d’allumettes, peut-être aussi laissera-t-il libre cours à ses tendances pyromanes…
Quoi qu’il en soit, le petit Hepar Sulfur mérite qu’on le surveille… comme le lait sur le feu !
Une fascination ancestrale pour le feu
Depuis les origines de l’humanité, le feu occupe une place particulière dans notre imaginaire. Source de chaleur, de protection et de progrès, il possède également un pouvoir de destruction considérable.
Les neurosciences montrent que les phénomènes lumineux et les flammes captent spontanément l’attention du cerveau humain. Cette attraction naturelle peut, chez certaines personnalités vulnérables, prendre une dimension pathologique.
Comment le reconnaître ? Par chance, un certain nombre de symptômes peuvent aider à l’identifier. Ainsi l’attention peut-elle être attirée par une lèvre supérieure proéminente ; parfois, c’est l’odeur fétide (« de vieux fromage ») de sécrétions nasales ou d’un écoulement d’oreille qui mettra en éveil, d’autant que les suppurations se répètent très fréquemment ; parfois encore, c’est la survenue de douleurs intenses, comme si des échardes étaient fichées dans le corps, ou bien l’existence d’une toux rauque, aboyante, après minuit, qui feront évoquer Hepar Sulfur chez un enfant frileux et perpétuellement de mauvaise humeur…
Les rêves de feu sont le prolongement inconscient d’agressions cutanées ou métaboliques. Durant la nuit, la physiologie se ralentit et la chaleur du lit aggrave l’épiderme. La fonction respiratoire peut être altérée. Les apathiques anxieux rêvent de feu. Hepar Sulfur est souvent amorphe pendant le jour, son instinct justicier éclate pendant la nuit sous la forme de rêves de feu, contrepoids des actes manqués du jour. Tous les prurits peuvent s’accompagner de rêves de feu.
Consultation chez l’homéopathe
Le jeune L., dix ans, vient accompagné de sa mère qui expose son histoire. Elle a eu toutes les peines du monde à l’élever. Dans sa première année, sans raison valable, l’enfant était insomniaque, hurlait, présentait des éruptions suintantes qui aggravaient son excitabilité. Elle doit abandonner son métier de monteuse de films pour prendre un emploi de femme de service dans les écoles et se consacrer davantage à l’éducation de cet enfant si difficile. L’insomnie a persisté et le malade a rapidement perdu confiance dans le corps médical, qui s’acharne à combattre des effets sans situer la réalité du vécu d’un malade, vérité complexe que l’interrogatoire homéopathique peut dépouiller. Il arrive si souvent de confier au médecin une vérité partielle qui voile des racines cachées.
L’interrogatoire homéopathique synthétise l’information et c’est à partir de la frilosité, des éruptions, du mauvais état de la gorge qu’Hepar sulfur est prescrit. L’enfant revient après deux mois, équilibré, de meilleure humeur, et surtout avec un meilleur carnet scolaire. Sa mère nous remercie et, au moment de la séparation, nous dit : « Et en plus, il a perdu l’habitude de jouer avec les allumettes. » Ce genre de propos conforte – ô combien ! – le médecin dans la loi de similitude car tous les pyromanes sont justiciables d’Hepar sulfur.
L’attirance d’Hepar sulfur pour les allumettes a toujours été une interrogation. Certes, ce lymphatico-nerveux, indolent, a des pointes d’autoritarisme : il présente de longues périodes d’inertie apparente, entrecoupées de passages à l’acte violents et instantanés. Ce Carbonique a une tendance angoissée qui n’est pas très apparente dans l’enfance, il paraît doux, plastique, mais une analyse plus attentive révèle la décharge de l’anxiété par l’agressivité.
Nous autres homéopathes avons toujours relevé chez les jeunes sujets Hepar sulfur pyromanes ce côté passif, imaginatif, avec cette attirance pour l’éclat magique de la chandelle, de la flamme, qui se développe très tôt dans l’enfance.
Ainsi un jeune patient traînait son père vers l’église, non pas pour en faire un fidèle, mais pour regarder les cierges allumés. Plus tard, il se passionna pour les fêtes foraines, les lampions, les feux d’artifice, la magie des flammes dans une cheminée. Ce jeune artificier tenait à s’occuper seul du feu ; alternant avec de longues périodes d’apathie, ses pulsions brusques envers le feu le valorisaient, il devenait un éphémère et impitoyable rédempteur.
Cette description doit mettre sur la piste du pyromane les officiers pompiers. C’est ainsi que le Sud de la France sera épargné… en partie !
Amis lecteurs, veuillez m’excuser d’évoquer un aspect bien particulier de l’homéopathie auquel certains n’adhèrent pas.
Vous qui me suivez, vous disposez d’un remède qui décrit tous vos symptômes et les défauts qui s’y rattachent mais aussi, souvent… des surprises.
Belles vacances !








