Inflammation du foie caractérisée par la nécrose diffuse des hépatocytes, provoquée par une série de virus hépatotropes.

HÉPATITE VIRALE A

Infection du foie par le virus de l’hépatite A transmis par l’alimentation (notamment coquillages, crudités) ou l’eau de boisson contaminée par des matières fécales contenant le virus. Le délai entre la contamination et la déclaration de la maladie (période d’incubation) est de 15 à 45 jours.

En France, 45 000 cas par an. Elle survient en général dans l’enfance ou chez l’adulte jeune. De petites épidémies existent dans les collectivités (crèches, écoles…) et la transmission est de plus en plus fréquente au cours des voyages.

L’infection aiguë passe la plupart du temps inaperçue chez l’enfant et ne se manifeste que chez 2 adultes sur 3. L’évolution se fait en trois phases :

  • Phase précédant l’apparition de la jaunisse, appelée pré-ictérique, durant une semaine avec une sorte de grippe.
  • Phase de jaunisse (ictérique) durant 2 semaines avec une fatigue intense.
  • Phase de convalescence durant 2 à 6 semaines, voire plus, avec la disparition progressive des symptômes, mais avec la persistance prolongée d’un état de fatigue important.

Les examens sanguins permettent d’évaluer l’état de fonctionnement du foie (augmentation des enzymes hépatiques reflétant la souffrance des cellules du foie) et de mettre en évidence des anticorps dirigés contre le virus de l’hépatite A (sérodiagnostic).

Il s’agit de l’ancienne « jaunisse » banale, connue avant que l’amélioration des conditions d’hygiène l’ait fait fortement reculer dans les pays développés. Elle guérit spontanément dans la quasi-totalité des cas. La seule complication, heureusement exceptionnelle (1/10000 cas), est la forme appelée fulminante qui détruit complètement le foie et où le seul espoir de traitement est la greffe de foie en urgence.

Le traitement officiel se limite au repos.

La prévention comporte les mesures d’hygiène (lavage des mains, précautions avec les crudités et les coquillages) et la vaccination (pour les voyageurs et certaines professions à risque).

HÉPATITE VIRALE B

Infection du foie par le virus de l’hépatite B qui se transmet par voie sexuelle, par le sang (entre toxicomanes par échange de seringue ; le risque lié aux transfusions est quasi nul aujourd’hui) et plus rarement par la salive.

Souvent, on assiste à l’évolution vers une infection chronique avec le risque de transformation en cirrhose, puis en cancer.

Le délai entre la contamination et la déclaration de la maladie (période d’incubation) est de 30 à 180 jours.

Trois cents millions de personnes dans le monde sont infectées par le virus, sans être forcément malades ; on parle alors de porteurs chroniques.

En France, on estime ce chiffre à environ 100000 à 200000 personnes.

Le nombre de décès annuels liés à l’hépatite B est d’environ 1000.

La plupart des infections passent inaperçues. Seules 10 à 25 % des formes aiguës se manifestent par des signes qui évoluent en trois phases :

  • Phase précédant l’apparition de la jaunisse, appelée pré-ictérique, durant une semaine avec une sorte de grippe.
  • Phase de jaunisse (ictérique) durant 2 semaines avec une fatigue intense.
  • Phase de convalescence durant 2 à 6 semaines, voire plus, avec la disparition progressive des symptômes, mais avec la persistance prolongée d’un état de fatigue important.

Dans l’infection aiguë, la guérison survient dans 90 % des cas, mais dans 10 % des cas, il y a passage à la forme chronique dont on distingue deux formes : l’hépatite chronique persistante et l’hépatite chronique active. Dans la forme persistante, une simple surveillance est nécessaire et parfois une guérison survient.

La forme chronique se manifeste soit comme une prolongation d’une forme aiguë, soit est découverte devant une fatigue persistante, une légère jaunisse (subictère), un amaigrissement, des douleurs articulaires ou l’apparition de petites boules sous la peau (périartérite noueuse).

Les examens sanguins permettent d’évaluer l’état de fonctionnement du foie (augmentation des enzymes hépatiques reflétant la souffrance des cellules du foie) et de mettre en évidence des anticorps dirigés contre le virus de l’hépatite B (sérodiagnostic). Dans la forme chronique, le prélèvement d’un petit morceau de foie pour un examen au microscope (biopsie) est indiqué pour évaluer la gravité de la maladie.

Traitement officiel

Dans la forme simple, seul du repos est nécessaire. Dans la forme chronique persistante, les seules mesures utiles sont l’interdiction de l’alcool et des médicaments qui sont transformés dans le foie.

Dans l’hépatite chronique active, l’interféron alpha permet souvent de stabiliser la maladie et d’éviter son évolution vers des formes plus graves. Dans certains cas, des antiviraux comme la lamivudine (Zefix®) ou l’adéfovir (Hepsera) sont utilisés. En cas d’hépatite fulminante et d’hépatite chronique au stade terminal, la greffe du foie est indiquée et donne de bons résultats.

La vaccination, mesure de protection la plus efficace, est obligatoire pour toutes les professions à risque, notamment dans le monde de la santé. Pour la population non vaccinée, les mesures utiles sont les contrôles des produits sanguins transfusés, l’usage des préservatifs, l’abandon du partage de seringues pour les toxicomanes et la vaccination précoce des enfants nés de mères infectées par le virus (le dépistage de l’hépatite B est obligatoire à six mois chez les femmes enceintes).

HÉPATITE VIRALE C

Infection par le virus de l’hépatite C, transmise essentiellement par voie sanguine (transfusion, hémophilie, toxicomanie, hémodialyse). Une transmission sexuelle, ou de la mère au foetus, est possible, mais rare. On redoute le passage à la forme chronique, avec le risque de transformation en cirrhose et en cancer. Le délai entre la contamination et l’apparition de la maladie (délai d’incubation) est de 30 à 100 jours.

600 000 personnes seraient infectées en France. 80 % développent une hépatite chronique. La plupart ont été infectées par l’administration de produits sanguins avant 1992, date de mise en place du dépistage systématique du virus. On estime qu’un tiers des personnes infectées ignorent qu’elles sont atteintes.

Sur 1000 patients atteints, 200 guérissent tandis que 800 ont une hépatite chronique. Parmi ces derniers, 160 évolueront dans un délai de 10 à 30 ans vers une cirrhose qui pourra elle-même se transformer pour 30 d’entre eux en cancer dans les 10 ans qui suivent. Une forme appelée fulminante avec destruction rapide du foie se déclare dans un cas sur mille.

Concernant la prise en charge de l’hépatite C, le traitement de choix recommandé est le traitement antiviral à action directe (AAD) sur tous les génotypes (Epclusa® ou Maviret®). Il permet d’obtenir une guérison virologique chez 98 % des patients. L’efficacité de ce traitement associée à une augmentation du nombre de patients dépistés, permet d’envisager un contrôle de l’hépatite C en France, avec l’espoir de son élimination.

HÉPATITE VIRALE D

Infection du foie par le virus de l’hépatite D, transmise par voie sanguine ou sexuelle, qui ne peut se développer qu’en présence du virus de l’hépatite B. Il peut s’agir d’une infection aiguë concomitante avec les deux virus ou chez une personne déjà atteinte d’une forme chronique d’hépatite B. Dans ce dernier cas, l’évolution vers la cirrhose est souvent rapide.

L’infection par le virus de l’hépatite Delta (VHD) ne survient que chez les patients infectés par le VHB. Un dépistage est indispensable chez tout patient ayant une hépatite B car la co-infection par le VHD entraîne une maladie hépatique plus sévère. L’enjeu est alors de diminuer les complications sévères telles que cirrhose, décompensation hépatique et cancer du foie. L’hépatite D est l’hépatite virale chronique ayant connu le moins d’évolutions thérapeutiques.

Seule la moitié des patients est éligible au traitement par interféron alpha pégylé, et la réponse après un traitement d’au moins un an par interféron ne dépasse pas 30 % (soit à peine plus qu’un placebo !). Un nouveau traitement, le bulévirtide (BLV) a récemment reçu une Autorisation de mise sur le marché (AMM), mais son efficacité à long terme est pour le moment mal connue.

HÉPATITE VIRALE E

Le virus de cette hépatite a été découvert en 1990. La transmission se fait par l’eau contaminée ou par les matières fécales de personnes infectées. En Afrique et en Asie, on la rencontre surtout lors d’épidémies.

Cette hépatite aiguë est bénigne, sans forme chronique, en revanche la mortalité peut atteindre 20 % chez la femme enceinte. Il n’existe ni possibilité de diagnostic sanguin, ni vaccin, ni traitement officiel.

Les examens de labo

Les examens sanguins permettent d’évaluer l’état de fonctionnement du foie (augmentation des enzymes hépatiques reflétant la souffrance des cellules du foie) et de mettre en évidence des anticorps dirigés contre le virus de l’hépatite (sérodiagnostic).

D’autres examens sont la traduction :

  • De la cytolyse hépatique que l’on peut suivre par l’évolution du taux de transaminases SGOT et SGPT (supérieur à 40 unités).
  • Du syndrome de cholostase qui se manifeste par une augmentation de la bilirubinémie (50 à 200 mg/litre).
  • Du syndrome inflammatoire : VS accélérée, perturbation des tests de floculation (Mac Lagan), augmentation des gamma-globulines, transformation hépatique de la bilirubinémie. Enzyme gamma-glutamyl transpeptidase (G.G.T.).

1 – Huiles essentielles

HECT Basilic exotique    2 ml
HECT Lédon du Groenland  2 ml
HECT Carotte cultivée     1 ml
HECT Matricaire       1 ml
HECT Ravintsara       2 ml
HV Noyaux d’abricot     2 ml

4 à 6 gouttes dans un peu de miel, en bouche, 4 fois par jour pendant 3 à 12 semaines selon le type d’hépatite virale.

Hépatite C

HECT Thym CT thujanol    1 ml
HECT Romarin CT verbénone 1 ml
HECT Carotte cultivée     1 ml
HECT Verveine citronnée   1 ml
HECT Lédon du Groenland   1 ml

4 gouttes dans un peu de miel, huile végétale ou yaourt, en bouche matin et soir, 3 semaines sur 4, pendant 6 mois. Effectuer une biologie sanguine pour évaluer la performance et reprendre le traitement en cas de succès.

2 – Homéopathie

– Chelidonium 4 CH : 2 tubes, 5 granules, 2 fois par jour.

– China 5 CH : 5 granules, 2 fois par jour.

– Phosphorus 15 CH : 3 tubes, 5 granules, 2 fois par jour, 1 mois.

– Lycopodium clavatum 7 CH : hépatite chronique avec foie atrophique et dyspepsie flatulente. 3 granules dans l’après-midi.

– Mercurius solubilis 5 CH : hépatite avec ictère, fièvre à prédominance nocturne, transpiration de mauvaise odeur ; langue gardant l’empreinte des dents, hypersialorrhée, mauvaise odeur de l’haleine ; douleurs de l’hypocondre droit avec difficultés pour le décubitus latéral droit. 3 granules, 2 fois par jour.

Natrum muriaticum 5 CH : hépatite chronique ; langue en carte de géographie ; douleurs dans l’hypocondre droit aggravées quand le patient est couché sur le côté douloureux. 3 granules, 2 fois par jour.

Podophyllum peltatum 5 CH : gros foie congestif avec sensation de plénitude de l’hypocondre droit, amélioré par la friction ; le patient se masse l’hypocondre droit ; diarrhée profuse le matin de bonne heure. 3 granules, 2 fois par jour.

3 – Compléments alimentaires

Lysovir (4 huiles essentielles antivirales) : 2 gélules aux 3 repas, 7 jours puis 2 gélules, 2 fois par jour, 2 mois (Phyt-Inov).

Orthoflore (probiotiques) : 1 gélule le matin à jeun, 15 mn avant le petit déjeuner / 1 mois.

Pipercumine (curcuma + poivre) : 2 gélules aux 2 repas, 1 mois.
Puis, 2 fois, 1 gélule.

Radicolyse : anti oxydant ; 1 gélule avant les 3 repas, 3 semaines par mois.

EPA-Krill (oméga 3, 500 mg) : 2 gélules aux 2 repas, 2 mois.

Silydium : 2 gélules avant les 2 repas, 3 à 4 mois.
À continuer selon les tests hépatiques (transaminases, G.G.T.).
C’est le remède le plus efficace.

Tous ces produits au labo Phyt-Inov, tel : 00 41 32 466 89 14.

ou Han-Hepa (hépatites, stéatose, cirrhose) : 3 gélules le matin au lever et 3 gélules le soir au coucher, 3 mois (au labo Han Biotech, tel 03 88 23 58 31).

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Voir mon livre « 100 ordonnances naturelles pour 100 maladies courantes » Ed. Trédaniel
Hépatites virales p 253
3 Herpès p 261
RGO p 498
Migraine p 409