Selon l’étymologie, le mot « peur » vient du latin pavor, « être frappé d’épouvante » ; expavere, « redouter » ; pavidus et expavidus, « saisi d’effroi ». Avoir peur, c’est s’alarmer (de l’italien all’arme, « aux armes »), s’inquiéter (du latin inquietus, « agité »), s’effrayer (du latin exfridare, « faire sortir de la paix ») en présence d’un danger, d’une menace.

La peur est donc une émotion souvent subjective, qui crée un désordre et trouble votre paix intérieure, agite votre mental, parfois même vous glace, vous tient sur le qui-vive, la défensive, souvent de manière trop extrême et surtout inutile. Vous perdez alors beaucoup d’énergie. La peur vous pousse à réagir impulsivement à une situation plus qu’à agir consciemment.

Toutes vos peurs ont souvent un rapport avec votre chemin de vie. Mais vous focaliser sur elles, c’est courir le risque de les renforcer. Convertir la peur, c’est en revanche aller au plus profond de vous, avoir le courage de faire les investigations qui vous permettront de la connaître. Vos peurs ne seront cependant pas nettoyées par un coup de baguette magique. Elles ne le seront que par la compréhension de leur réalité et parfois par la souffrance et le lâcher-prise. Ayez le courage de regarder vos peurs en face. Allez à leur rencontre. Lorsque vous aurez transformé ou dissout une peur, sachez qu’une autre et encore une autre surgira, jusqu’à ce que tout soit clair en vous. La peur a mille et un noms. Allez à la recherche de toute la gamme de vos peurs. Acceptez d’être troublé par elles. Plus vous dépasserez vos petites angoisses, plus vous comprendrez que le risque zéro n’existe pas, plus il vous sera facile d’aller à l’essentiel de votre réalité en lâchant l’illusion de contrôler votre vie.

Au-delà de la dissociation entre médecine et religion, il convient de prendre conscience des peurs présentes dans notre subconscient car ces peurs demeurent les déterminants cachés de la plupart de nos actions. En effet ce sont ces peurs de base – peur de la mort principalement, mais aussi peur du mal, peur de la souffrance, peur de la séparation, peur de la solitude, etc. – qui ont conduit l’humanité, à toutes les époques, à se doter de croyances multiples pour tenter de les exorciser. Ensuite, avec le développement de la science et l’essor de l’intellectualisme, on s’est efforcé de justifier rationnellement ces croyances désormais dissimulées sous le couvert de la médecine et des sciences du vivant principalement.

Autrement dit, trois niveaux se superposent en nous :

  • un noyau de peurs, dont nous avons appris à nous protéger en le recouvrant ;
  • une couche de croyances qui nous sécurisent (sans pour autant faire disparaître ces peurs), elle-même dissimulée sous
  • un vernis intellectuel, rationnel qui nous donne l’illusion d’avoir dépassé le stade de la croyance et d’être à l’abri de nos peurs, barricadés dans un savoir intellectuel.

En réalité, à peine quelque événement imprévu vient-il ébranler cet édifice que les croyances et peurs sous-jacentes révèlent leur présence et leur influence indirecte.

Aussi longtemps qu’elles ne sont pas reconnues, acceptées et transformées, ces peurs parasitent toute l’activité humaine. L’intellect ne peut pas penser librement, le cœur ne peut pas aimer pleinement, l’un et l’autre étant monopolisés par la tâche permanente d’apaiser les angoisses profondes qui tentent de remonter à la surface de notre conscience.

Aucune innovation technologique, aucune découverte scientifique, aucune connaissance extérieure ne peuvent nous permettre de faire l’économie de ce travail intérieur. Il est d’ailleurs édifiant de voir à quel point les acquis intellectuels et techniques de ce siècle, souvent remarquables, restent inféodés à la maîtrise de ces peurs qui hantent la société. Force est de constater combien ce déni est improductif, comme l’indiquent l’état de la planète, la multiplication des conflits et l’apparition de nouvelles maladies, l’irruption de virus que la médecine dominante ne parvient pas à neutraliser.

La peur d’être malade

Toute maladie est en premier lieu un rappel de notre condition humaine. Outre la souffrance, les traitements et la fatigue qu’elle génère, vous devinez ou savez déjà qu’elle va être un long tête-à-tête avec vous-même, des silences, le temps qui passe autrement. Vous voilà contraint de délaisser votre travail ou vos loisirs. Vous vous heurtez à de nouveaux et nombreux obstacles. Vous vivez à rebours de vos aspirations personnelles. Vous devenez un poids pour vos proches qui vous regardent différemment.

À l’époque actuelle, la peur de la maladie est très accentuée car les médias ne manquent pas de vous rappeler qu’elle est là, toute proche de vous, en véritable prédatrice, capable de vous atteindre du jour au lendemain. Prévenir vaut mieux que guérir mais cette surinformation peut envahir démesurément l’espace mental et engendrer une angoisse obsessionnelle de tomber malade. D’où l’augmentation notoire, dans notre société déjà très anxiogène, de la phobie du microbe et de l’’hypocondrie. De nombreuses consultations près d’un médecin généraliste sont motivées par la seule angoisse d’être malade. En fait, plus les individus sont saturés d’informations, moins ils sont à l’écoute d’eux-mêmes et de leur ressenti, plus ils croient ce qu’on leur dit et entrent dans des systèmes de dépendance. Ce n’est pas ce type d’information dont vous avez le plus besoin, mais d’une compréhension profonde de votre monde intérieur et de son impact sur le monde extérieur.

Si vous êtes à l’écoute de cette peur, vous allez découvrir en vous l’opportunité de la transformer par la confiance et l’amour, cet amour que vous projetterez sur vous-même, mais aussi autour de vous et vers l’Univers. Dans la confiance, vous saurez que rien ne peut vous arriver de mal puisque vous êtes en parfait accord avec la vie qui vous anime. Même si la maladie vient un jour vous habiter, elle ne sera plus, comme vous le pensiez auparavant, un maléfice, mais une véritable messagère venue vous aider dans votre quête.

La peur de la mort

Nous touchons ici la pierre angulaire de l’Église et de la médecine, à savoir la question de la mort. La plupart des religions de la planète, sinon toutes, sont des réponses à la question de la mort qui hante le commun des mortels. Ôtez la peur de la mort et vous supprimez le besoin de croire, quelle que soit la façon dont il s’exprime. La promesse d’un au-delà, d’une vie après la mort, meilleure, paradisiaque et sans misère pour les justes, c’est tout cela – que ce soit vrai ou non – qui nourrit la foi chrétienne. C’est tout cela aussi que les autorités ecclésiastiques ont su utiliser à travers les siècles pour contrôler l’existence des individus, comme celle de peuples entiers.

L’Église apportait à ses ouailles l’espoir du salut et de la vie éternelle pour ceux ayant respecté ses commandements. Tout cela méritait bien toutes les souffrances et les injustices de ce monde-ci : qu’est-ce qu’une vie humaine en regard de l’éternité ?

La médecine moderne, qui a substitué le culte du corps à celui de l’esprit, cultive aussi l’ambition à peine cachée de vaincre la maladie et la mort. Elle a tout naturellement remplacé la quête d’un salut et d’une vie éternelle hypothétiques par la recherche de la santé parfaite, de la performance et de l’immortalité physique, du moins d’une vie s’allongeant indéfiniment : le nombre croissant de personnes qui demandent à être cryogénisées après leur décès en témoigne. Ce fol espoir est entretenu un peu rapidement par quelques émules du Dr Frankenstein sur la base de perspectives aléatoires offertes par les greffes d’organes, les réserves d’organes et le génie génétique (clonage, etc.). L’absence de recul sur ces méthodes laisse songeur. Les résultats miraculeux dont la presse aime à se faire l’écho se révèlent bien souvent des effets secondaires inattendus, comme c’est presque toujours le cas des techniques nouvelles qui touchent au vivant.

« La médecine est devenue la religion du 21ème siècle » affirme Olivier Clerc, auteur de « Médecine, religion et peur. L’influence cachée des croyances » (éd. Jouvence, 1999). « Depuis Pasteur, les croyances et pratiques du christianisme se sont transposées dans le domaine médical : le médecin a pris la place du prêtre ; la recherche de la santé remplace la quête du salut ; l’espoir de l’immortalité (par clonages, manipulations génétiques, etc.) l’emporte sur l’attente de la vie éternelle ; la vaccination joue le même rôle initiatique que le baptême et un hypothétique vaccin universel sauvera demain l’humanité de toutes les maladies, comme le Sauveur a racheté tous les péchés du monde. Le pouvoir médical est aujourd’hui allié à l’État, comme l’était hier l’Église. Les « charlatans » sont poursuivis comme les « hérétiques » d’autrefois, et le dogmatisme prévaut sur l’ouverture à des théories “pas catholiques”. Un même esprit de déresponsabilisation caractérise le discours médical actuel et les sermons du passé. L’homme est aujourd’hui aliéné de son corps comme hier de son âme. Il continue d’être manipulé par la peur et par des espoirs infantiles. Une prise de conscience de la façon dont les croyances religieuses et les peurs influencent subrepticement la médecine est indispensable pour s’acheminer vers la responsabilisation. »

En attendant, dès aujourd’hui, reconnaissez ce dont vous avez personnellement peur. Lorsque la peur se présente à vous, tentez d’en comprendre les mécanismes et ce qu’elle fait résonner dans votre être.

Pour vous aider répondez aux questions suivantes :

  • Ressentez-vous une peur physique ? Ou encore une peur psychologique d’un danger, d’une incapacité personnelle à trouver une sécurité complète, de l’inconnu, d’être blessé ou dominé par quelqu’un, de ne pas être reconnu, de perdre tous vos biens matériels, du départ ou de la séparation d’avec un être cher, de la mort… ? L’origine de votre peur peut être multiple. Essayez calmement d’en trouver le ou les éléments distincts.
  • Est-ce une peur continue ou une peur ponctuelle qui arrive à un moment précis de votre vie ?
  • Pourquoi reste-t-elle ou pourquoi a-t-elle été happée aussi facilement par votre mental ?
  • Qu’est-ce qui l’a provoquée selon vous ?
  • Qu’est-ce qu’elle a perçu en votre être qui allait vous déstabiliser autant ?
  • Que vient-elle vous apporter et vous faire comprendre ?
  • Que doit-elle vous faire dépasser ?
  • In fine, avez-vous éprouvé de l’amour face à l’absence de solution ?

Après vous être posé ces différentes questions et avoir trouvé les réponses, la peur vous paraîtra plus concrète. En ayant mieux cerné ses fondements, elle s’estompera puis se libérera de vous, beaucoup plus rapidement que si vous combattiez contre elle ou l’occultez complètement.

Plus vous agirez ainsi avec toutes les peurs qui vous visitent, plus votre esprit retrouvera tranquillité et silence afin de vivre pleinement votre existence.

Un « champ religieux » chrétien est à l’œuvre dans la médecine et la recherche et en oriente le fonctionnement, comme un champ invisible. Ce champ est constitué des croyances profondes et immémoriales destinées à apaiser des peurs. Ces croyances ne cessent de parasiter nos activités « rationnelles » et « objectives » aussi longtemps qu’elles n’auront pas été affrontées individuellement. On en trouve des traces dans la médecine, qui en est probablement l’exemple le plus frappant, mais aussi dans la politique, la philosophie et la religion.

En poussant cette approche un cran plus loin, on constate que la religion chrétienne, telle que nous la connaissons, est elle-même le résultat d’un parasitage du message christique originel par les peurs primitives de l’homme : peur de la mort, peur de la souffrance, peur de l’inconnu, peur du jugement, de l’exclusion, y compris peur de la vie. Ces peurs ont en effet façonné les superstitions anciennes, les premières formes de religions, tout comme elles se sont mêlées aux enseignements des divers prophètes et les ont dénaturés.

Et pourquoi pas l’amour ?

Dans son dernier ouvrage intitulé « L’amour malgré la peur », Harry Roselmack (le présentateur vedette de « Sept à Huit » sur TF1) aborde la métaphysique et l’amour comme un sentiment intense qui éclaire le mental, pardonne, réconcilie, apaise l’esprit et l’âme, comme un lâcher-prise de tout, un abandon et un don purement généreux de soi.

« Il faut laisser la peur à sa juste place. Aujourd’hui, elle en prend trop. Or, elle a un effet, cette peur, c’est qu’elle masque quelque chose qui est pour moi un principe directeur de l’univers. Donc cet amour, pour qu’il puisse s’exprimer, il faut simplement qu’on réduise la place de la peur. Automatiquement et naturellement, cet amour s’exprimera davantage et on aura un monde plus apaisé.

Je visiterai les bouquinistes de Paris, sur les quais de Seine. J’ai envie de faire comme Socrate et d’aller dans la rue, de parler aux gens, de parler de philosophie ».

L’approche d’Harry Roselmack rejoint celle de Nietzsche.

L’influence du religieux dans la médecine, qui n’est qu’un exemple d’un phénomène aujourd’hui largement répandu, incite à s’interroger sur la façon dont les croyances filtrent la perception, la biaisent et la déforment. Chaque fois qu’un objet, une personne, un groupe social ou un événement deviennent les supports de projections d’ordre religieux, il faut s’interroger. Leurs caractéristiques réelles disparaissent aux yeux de ceux qui les animent de leurs croyances. Ces supports font alors l’objet d’élans religieux irrationnels qui s’expriment par la peur, la haine, la diabolisation et la recherche de boucs émissaires ou à l’inverse par la déification, l’idéalisation et la dévotion inconditionnelle. De Lady Di aux sectes en passant par Mère Teresa, les exemples sont nombreux des conséquences qu’entraînent ce report des expressions religieuses sur des personnes ou situations réelles.

Cette dénaturation me semble particulièrement évidente avec le message du Christ, probablement déformé dès les origines ainsi que l’a suggéré Nietzsche dans « L’Antéchrist » avec la verve qu’on lui connaît. Pour le philosophe allemand, la « bonne nouvelle » de Jésus, c’était la disparition de la notion de faute, de culpabilité ; c’était le don de l’amour, l’acceptation totale de la vie présente, y compris d’une mort injuste. À l’inverse, la religion chrétienne s’est construite sur la culpabilité, la peur, le jugement et la punition. Nietzsche a émis une supposition qui mérite réflexion : selon lui, les premiers chrétiens n’auraient pas compris le sens de la mort de Jésus et l’auraient interprétée à la lumière de leurs peurs et des anciens enseignements Mais les disciples étaient bien éloignés de pardonner cette mort — ce qui aurait été évangélique au plus haut sens du mot ; ou même de s’offrir à une mort semblable dans une sereine et suave paix du cœur… C’est justement le sentiment le moins évangélique, celui de la vengeance, qui reprit le dessus. Il était impossible que cette mort mît un point final à l’affaire : on avait besoin de « représailles », de « jugement » (…). Une fois de plus, l’attente populaire d’un Messie passa au premier plan. On imagina un moment historique, celui où le règne de Dieu arrive, pour juger ses ennemis… Mais c’était là, sur tous les points, un contresens total. » (L’Antéchrist 40). Nietzsche qualifie de « dysangile » (mauvaise nouvelle), ils ont fait de l’enseignement de Jésus, projetant sur sa mort le concept païen du sacrifice expiatoire de l’innocent pour le rachat de la communauté. Pour lui, il n’y aurait eu au fond qu’un seul vrai chrétien : Jésus, seul à avoir opéré l’alchimie de ses peurs et vécu l’amour véritable.

Le sommeil de la mort

Face à la mort de son ami, Jésus déclare : « Lazare s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » Les disciples ne comprennent pas qu’il parle de la mort comme d’un sommeil, mais Jésus leur précise bien que « Lazare est mort ». Ce langage n’est pas un simple euphémisme consolant, mais une manière de nous révéler que la mort doit être comprise dans la foi en la Résurrection. Pourquoi auraient-ils peur ?

De même, dans sa lettre aux premiers chrétiens de Thessalonique, Paul écrit que les défunts sont « ceux qui se sont endormis », ce qui suggère un état provisoire, ouvert sur un réveil. Là où les païens parlent de « nécropole » (« cité des morts »), les chrétiens ont adopté le terme « cimetière », venu du terme grec indiquant le lieu où l’on dort. La mort n’est donc pas un anéantissement définitif, mais un sommeil dont Dieu peut tirer l’homme. Ainsi, les morts sont des « dormants » qui attendent la résurrection.

En réveillant Lazare, Jésus manifeste ainsi son pouvoir sur la mort, annonce sa propre Résurrection et fonde l’espérance chrétienne. Il faut cependant distinguer les deux événements : Lazare, revenu à la vie qu’il avait, une vie mortelle dont il mourra à nouveau. La résurrection de Jésus, elle, est d’un autre ordre : une vie glorifiée, définitive, qui échappe à toute emprise de la mort.

Lazare, l’ami de Jésus, est mort. Il pourrait y avoir quelque chose de scandaleux dans cette mort. Comme les Juifs de l’époque, on peut se demander pourquoi « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle ne pouvait pas empêcher Lazare de mourir ». Mais devant la douleur de Marthe et de Marie, Jésus « fut saisi d’émotion » et « se mit à pleurer ». Par ses larmes et son amitié profonde, on reconnait en Jésus un homme vivant pleinement sa condition humaine jusque dans l’épreuve du deuil. Comme tout humain, Jésus ressent des émotions et pleure. Ses larmes ne sont pas une « faiblesse », mais l’expression de sa pleine humanité et de son amour pour les hommes. Cependant, cette humanité n’enlève en rien sa divinité. En lui, Dieu et l’homme se rencontrent de manière parfaite. Saisi par cette proximité, on peut reconnaître en Jésus le visage de Dieu qui est amour et miséricorde, qui se fait proche de la souffrance humaine pour lui communiquer sa vie.

Des références

Nombreux sont les enseignements, les méthodes et outils permettant à celui qui le désire d’apprendre à mieux se connaître, à accepter sa part d’ombre, à remettre en question ses croyances, à faire face à ses peurs et à apprendre à les transformer. Diverses doctrines spirituelles fournissent des clés. Les connaissances récentes issues de la psychologie moderne, qui mettent en lumière les fonctionnements de la psyché, peuvent apporter aussi des éléments de grande valeur.

Dans mon propre cheminement (non achevé), j’ai plus particulièrement apprécié certains ouvrages et certaines méthodes, notamment ceux qui ne demandent aucune adhésion à un dogme particulier, à des croyances, à une vision du monde spécifique.

La brève sélection présentée ci-dessous est donc nécessairement subjective et très incomplète : elle a pour seul objectif de donner un premier choix de références avec lesquelles démarrer.

Aimer, c’est se libérer de la peur
Gérald Jampolsky (éd. Vivez Soleil, 1987)

Se libérer des systèmes de croyances. Vers la plénitude de l’être
Michael Misita (éd. Jouvence, 1999)

Médecine, religion et peur. L’influence cachée des croyances
Olivier Clerc (éd. Jouvence, 1999)

Tomber malade : un cri de l’âme ? Comment lui répondre et guérir sa vie
Hélène Sayen (Jepublie.com, 2009)

X

X     X

Je vous recommande le bel ouvrage d’Harry Roselmack, « L’amour malgré la peur », le 9/05/2026 aux éditions Trédaniel. Il s’épanouit en couchant sur le papier ses pensées métaphysiques. Je note la révélation de sa foi chrétienne : « Je n’ai pas honte d’être catholique. Mais la religion ne s’argumente pas : on n’y croit ou on n’y croit pas. »

Florilège

Or il est impossible de plaire à Dieu sans la foi ; car, pour s’approcher de Dieu, il faut croire premièrement qu’il y a un Dieu (…)
BIBLE (SACY), Épître aux Hébreux, XI, 1, 3 et 6.

(…) si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait (…)
BIBLE (SEGOND), Évangile selon saint Matthieu, 17, 20.

(…) cette foi vive qui opère la véritable conversion du cœur (…)
BOSSUET, Hist. des variations, I, 16.

C’est le cœur qui sent Dieu, et non la raison ; voilà ce que c’est que la foi : Dieu sensible au cœur, non à la raison.
PASCAL, Pensées, II

La foi est un don de Dieu ; ne croyez pas que nous disions que c’est un raisonnement. Les autres religions ne disent pas cela de leur foi ; elles ne donnaient que le raisonnement pour y arriver, qui n’y mène pas néanmoins.
PASCAL, Pensées, II

La foi est la consolation des misérables et la terreur des heureux.
VAUVENARGUES, Maximes et Réflexions

La foi s’assure et s’affermit par l’entendement.
ROUSSEAU, Émile, IV.

La foi, sœur de l’humble espérance (…)
HUGO, Odes et Ballades, II, III, 2.