Le glaucome est une affection de l’œil caractérisée par l’augmentation de la pression intraoculaire, avec pour conséquence une lésion du nerf optique, provoquant une diminution du champ visuel (en périphérie au début, puis gagnant tout l’œil ensuite). Cette augmentation de pression est le plus souvent lente, passant inaperçue, mais parfois elle est brutale et douloureuse. La tension intraoculaire ne doit pas dépasser 21 mm Hg.

Le terme de glaucome recouvre deux affections oculaires aux manifestations cliniques communes mais aux mécanismes physiopathologiques différents.

On distingue :

  • Le glaucome à angle fermé : plus rare, survient brutalement après une augmentation brutale de la pression dans l’œil (par étroitesse de la chambre antérieure, blocage pupillaire, fermeture de l’angle irido-cornéen), responsable de crises aiguës (céphalées, nausées, vomissements, baisse majeure et brutale de la vision, cornée dépolie, pupille aréflexique, en semi-mydriase, œil induré à la palpation). Quand les pupilles se dilatent, elles ferment l’angle oculaire et bloquent la circulation des liquides. C’est une urgence médicale traitée en milieu hospitalier pour éviter de perdre l’œil.
  • Le glaucome à angle ouvert : (angle entre l’iris et la cornée) le plus fréquent dû à la sclérose du trabéculum, avec diminution de la filtration de l’humeur aqueuse ; il s’agit d’une maladie familiale. La découverte en est le plus souvent fortuite.

Causes

Les causes sont :

  • une prédisposition anatomique de l’œil, une forte myopie,
  • un traumatisme de l’œil (choc sur l’œil, plaie ou intervention chirurgicale),
  • les suites de maladies oculaires (conjonctivites, kératites),
  • les suites d’autres maladies (hypertension artérielle, hypothyroïdie, cancers, diabète),
  • certains médicaments (lire les notices).

Symptômes

Pour le glaucome à angle fermé : douleur violente, halos colorés autour des lumières, mal de tête, nausées et vomissements.

Pour le glaucome à angle ouvert, aucun signe pendant dix ans, puis vue périphérique brouillée, larmoiements, maux de tête après des efforts visuels, et enfin la cécité.

Glaucome aigu

Dans le glaucome aigu l’œil est rouge, très dur et douloureux avec une baisse de l’acuité visuelle et un malaise général. La pupille est dilatée et ne réagit plus à la lumière (réflexe normal : rétrécissement de la pupille lorsqu’on l’éclaire). La cornée a un aspect laiteux et est entourée de vaisseaux dilatés au niveau de la conjonctive (cercle périkératique).

◆ Examens

L’examen ophtalmologique permet de mesurer la pression intra-oculaire et l’angle irido-cornéen.

◆ Évolution et complications

En l’absence d’un traitement rapide, une perte définitive de la vision de l’œil touché est inéluctable.

◆ Traitement classique

Les médicaments utilisés en urgence ont pour but de diminuer le volume de l’humeur dans l’œil (diazoxide [Diamox®] et mannitol), ainsi que de rétrécir la pupille pour ouvrir l’angle et permettre l’évacuation de l’humeur avec un collyre (pilocarpine). Après la crise, une petite intervention au laser permettra d’ouvrir l’angle iridocornéen (iridectomie) et de prévenir ainsi les récidives.

Après une première crise, le traitement préventif est indispensable pour éviter une récidive.

Glaucome Chronique

Affection touchant un ou deux yeux, caractérisée par une augmentation de la pression à l’intérieur de l’œil entraînant une souffrance des fibres du nerf optique. La cause est un ralentissement de l’écoulement de l’humeur contenue à l’intérieur de l’œil.

Le glaucome chronique touche 2 à 3 % de la population et est souvent d’origine familiale. Il débute en général vers 50 ans.

Au début, il n’existe aucun symptôme, ce qui fait la gravité de ce type de glaucome. Puis apparaissent des troubles au niveau du champ visuel qui s’aggravent lentement.

Le diagnostic est posé par l’ophtalmologiste en mesurant la pression intra-oculaire.

En l’absence de traitement, l’évolution se fait vers une destruction du nerf optique aboutissant à une perte de la vue (cécité).

◆ Traitement classique

Le traitement initial est médical avec des collyres abaissant la pression intra-oculaire (bêtabloquants ou médicaments associés éventuellement à un médicament qui diminue le volume de l’humeur dans l’œil, tel que l’acétazolamide [Diamox®]) ; ces collyres ont comme effets secondaires la sécheresse des muqueuses, l’irritation des yeux et la fatigue, en cas d’échec du traitement médical, la chirurgie au laser sera utilisée pour permettre une meilleure évacuation de l’humeur aqueuse.

La meilleure prévention est un suivi ophtalmologique régulier à partir de 45-50 ans avec une mesure systématique de la pression intra-oculaire.

Homéopathie

L’homéopathie et une meilleure hygiène de vie peuvent bien ralentir l’évolution du glaucome en baissant la tension oculaire.

En crise aiguë (angle fermé)

Traitement à prendre en attendant d’aller à l’hôpital.

Prescription

– aconitum napellus 9 CH, apis mellifica 15 CH, glonoïnum 7 CH, prunus spinosa 7 CH, 5 granules de chaque toutes les vingt minutes. Ne pas rester dans le noir, pour déplier l’iris, même si la lumière fait mal, masser doucement les globes oculaires, mettre des compresses d’eau chaude ou froide suivant le soulagement apporté, respirer doucement et profondément.

– aconitum napellus 9 CH, douleur violente, intolérable, avec agitation et sensation d’œil trop gros, apparaissant la nuit, souvent après un coup de froid.

– apis mellifica 15 CH, douleur comme une piqûre ou une brûlure, calmée par le froid, œdème rose des paupières, larmoiement irritant, abondant. C’est un bon remède contre l’œdème au niveau de l’angle oculaire.

– glonoïnum 7 CH, yeux congestionnés, semblant proéminents, injectés de sang, pupilles dilatées, peu de photophobie, tête congestionnée, avec battements violents dans la tête et le cou, visage rouge et chaud, amélioration par le froid, tendance à l’hypertension et aux palpitations.

– prunus spinosa 7 CH, douleurs brutales des globes oculaires (comme s’ils allaient éclater), aggravées à la moindre secousse, améliorées par un larmoiement, irradiant au front et à l’occiput.

– spigelia anthelmia 7 CH, douleur débutant à l’occiput, irradiant au front et à l’œil, empêchant tout mouvement oculaire, en fin de nuit (lever du soleil), avec larmoiement, tendance aux palpitations.

Traitement de fond (angle ouvert)

– natrum mur 9 CH, phosphorus 9 CH, œil 7 CH, aurum metallicum 7 CH, 5 granules de chaque matin et soir pendant plusieurs mois.

– natrum muriaticum 9 CH, remède du troisième âge, tissus déshydratés, déminéralisés (sclérose des tissus de l’œil et troubles de l’accommodation), vue floue (comme à travers un voile), impression de lettres qui se mêlent.

– phosphorus 15 CH, brouillard autour des objets, halo verdâtre autour d’une lumière, voile devant les yeux, la vision s’épuise en lisant, les lettres apparaissent rouges. Atrophie du nerf optique, tendance aux hémorragies, rétinite avec hyperémie, choroïdite.

– œil 7 CH pour essayer de régénérer les tissus de l’œil.

– aurum metallicum 9 CH, yeux congestifs et douloureux, artériosclérose au fond d’œil, comme un voile sur la partie supérieure du champ visuel, points brillants et corps étrangers semblant flotter, tension oculaire élevée, yeux douloureux au toucher.

– stannum metallicum D8 collyre Weleda, donne de bons résultats, sans effets secondaires. la tension oculaire baisse grâce à ce collyre.

Alimentation

Éviter alcool et tabac. Régime crétois. Antioxydant : beaucoup de fruits et légumes, particulièrement les myrtilles (fruits). Éliminer les aliments qui pourraient être allergisants et provoquer un œdème dans l’œil. Faire des cures sans laitage et sans gluten, et contrôler si la tension des yeux baisse. Antioxydant (pour éliminer les radicaux libres), oméga-3 (associé à oméga-6), vitamine A, vaccinium myrtillus, curcuma.

Conseils

L’hygiène de vie est très importante : une alimentation saine, du sport, de la relaxation, s’exposer raisonnablement au soleil, sans lunettes de soleil (le soleil fortifie les yeux) et faire de la gymnastique oculaire (mouvements des globes oculaires selon la méthode Bates).

Je préconise l’acupuncture et l’ostéopathie. Les contractures cervicales ont un effet nocif sur la vue.

Compléments alimentaires

Laboratoire COPMED (tel : 05 49 28 01 36) :
Vision premium (lutéine, astaxanthine, myrtille, zinc, sélénium) : 2 gélules le matin 1 gélule à midi
EPA-DHA ultra concentré : 1 cuillère à café lors d’un repas
ADN Regen Nucléotides : 3 gélules par jour + verre d’eau
Magtorine (magnésium, taurine, vitamine B6) : 2 gélules avant les 2 repas
Ubiquinol 100 : 1 stick après un repas (laisser fondre en bouche jusqu’à dissolution)
Vitamine D3 végétale : 4 gouttes en bouche

Labo Han Biotech (tel 03 88 23 58 31) :
Kitosome vision (lutéine, zéaxanthine, vitamine C, zinc) : 2 gélules matin et soir avant les repas : 3 à 4 mois / Boite de 90 gélules pour 1 mois
L’effet positif sur la vision intervient au fur et à mesure du renouvellement cellulaire oculaire, se manifeste tangiblement environ un mois après le début de la prise, et continue à s’améliorer avec le maintien d’un apport aussi constant et prolongé que possible !

L’amélioration est très concrète et manifeste sur la plupart des troubles de la vision… myopie, presbytie, vision nocturne, cataracte, DMLA et glaucome et démontre tangiblement l’efficacité du KITOSOME, comme stimulant et régénérant des cellules des différents tissus oculaires, mais aussi comme vecteur-transporteur et potentialisateur de la lutéine, de la zéaxanthine et des anthocyanes, au niveau de ces mêmes cellules.

À associer aux myrtilles (chez Picard).