Les polluants primaires

Ce sont les substances présentes dans l’atmosphère telles qu’elles ont été remises.
Parmi ces polluants, les substances suivantes, certaines ont une importance particulière :

Le dioxyde de soufre (SO2) : émis par certains procédés industriels (notamment dans la papeterie ou le raffinage) et surtout par l’utilisation de combustibles fossiles soufrés. Il est l’un des principaux responsables des retombées acides en raison de sa transformation, dans l’atmosphère, en acide sulfurique (H2 SO4);

Les oxydes d’azote (NOx), et notamment de Dioxyde d’azote (NO2), dont l’émission résulte essentiellement de la combustion de combustibles fossiles, en particulier par les véhicules et qui ont notamment pour effet de contribuer à la formation d’ozone dans l’atmosphère;

Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), émis par la combustion incomplète des fiouls ou des charbons et qui se présentent généralement dans l’air, liés aux particules. Certains d’entre eux sont reconnus comme très cancérigènes;

Les composés organiques volatils (COV), qui comprennent notamment des hydrocarbures (dont le benzène, le toluène et les xylènes). Ils sont émis par de très nombreuses sources, notamment par divers procédés industriels ainsi que par les véhicules. Le méthane, qui est un gaz à effet de serre dont la concentration s’accroît rapidement dans l’atmosphère, est un composé organique volatil.

Les polluants secondaires

Ce sont des substances dont la présence dans l’atmosphère résulte de transformations chimiques liées à l’interaction de composés dits précurseurs.

L’ozone est le principal polluant secondaire. Sa transformation résulte d’un processus photochimique en présence de certains polluants primaires (monoxyde de carbone, oxydes d’azote et composés organiques volatils). Il s’agit d’un gaz naturellement présent dans l’atmosphère à des concentrations faibles et à une altitude élevée. A plus basse altitude, en revanche, l’évolution de sa concentration résulte essentiellement des activités humaines. Des mesures sont prises à partir de 240 microgrammes/m³ d’air, la circulation alternée est mise en place à partir de 360µg/m³ d’air.

L’acide sulfurique et l’acide nitrique qui se forment dans l’atmosphère sous l’action de l’humidité à partir, respectivement, de dioxyde de soufre et d’oxyde d’azote.

Les drogues de synthèse polluent aussi

Une étude pointe la contamination des eaux par des résidus et leurs effets sur la faune. Comportements addictifs, retards de croissance et malformations affectent poissons et cétacés.

Des études l’ont déjà prouvé : certains saumons d’élevage contiennent des résidus d’insecticides issus de traitements contre les poux de mer. On sait aussi que les grands prédateurs, comme les requins, peuvent accumuler du mercure dans leurs tissus. Faut-il pousser les recherches jusqu’à détecter des traces d’amphétamines ?

La question se pose. On découvre que la production clandestine de drogues de synthèse entraîne une lourde pollution de l’environnement, générant « cinq à trente fois leur volume en déchets chimiques qui, rejetés anarchiquement, polluent les eaux, sols et atmosphères et altèrent la biodiversité, même à de très faibles concentration.

Les métaux lourds

L’étude Esteban, publiée par Santé publique France, établit que 98 % de la population est contaminée par des métaux toxiques.

Le podium ? Le mercure, présent dans les amalgames dentaires ; l’aluminium, dans les cosmétiques et certains médicaments ; le cadmium, dans les céréales du petit déjeuner et le chocolat, les carottes (400mg par kilo) et les nouilles italiennes et le tabac. Sans oublier l’arsenic – un véritable saboteur des mitochondries, ces centrales énergétiques de nos cellules.

Le plomb est neurotoxique et franchit la barrière hémato-encéphalique. Le problème est que la population tout entière est contaminée par les polluants éternels. Il n’y a pas un seul d’entre nous qui ne les porte pas dans sa chair dans des proportions infimes. Mais souvent suffisantes pour avoir des conséquences inquiétantes, dans la nocivité de ces substances est considérable.

La même inconséquence avait gagné la noblesse romaine qui utilisait du plomb pour ses cosmétiques, pour sucrer son vin, pour sa médecine et, comme nous, pour ses ustensiles de cuisine. Et l’Empire romain est tombé…

C’est devenu une problématique de santé publique à laquelle il est désormais impossible d’échapper. En matière de métaux lourds à toxicité élevée, même des concentrations infinitésimales (c.a.d. homéopathiques) sont susceptibles d’activer les lymphocytes et d’induire une maladie auto-immune.

Une intoxication aux métaux lourds altère en priorité le système nerveux. Les signe importants sont souvent les suivants : fatigue ponctuelle inexplicable ou permanente, manque de dynamisme, de motivation, maux de tête ou migraines, difficultés de concentration, brouillard mental ou absences, troubles du sommeil, agitation ou nervosité en général, dépression ou irritabilité. Mais une intoxication peut également entraîner un goût de métal dans la bouche, des troubles intestinaux, de l’hypertension, etc.

Comment les détecter ?

L’analyse sanguine ne mesure que les métaux en circulation. Or, les métaux sont lipophiles, ils migrent vers les tissus gras et le système nerveux dès que l’intoxication devient chronique. L’analyse urinaire souffre du même angle mort, puisque c’est le foie, et non les reins, qui élimine naturellement les métaux lourds.

L’analyse des cheveux, elle, reflète les métaux circulants au moment de la pousse plutôt que ceux stockés dans les tissus profonds – et chez certaines personnes (notamment dans les cas d’autisme), le mercure n’y apparaît tout simplement pas.

J’oriente plutôt vers le test Oligocheck, relativement précis, économique, rapide et sécuritaire. Il s’agit d’un bilan minéraux et métaux lourds, réalisé par spectrophotomètre mobile. En fonction des longueurs d’onde renvoyées, on en déduit le taux de présence de minéraux et de métaux. Ces mesures, obtenues en quelques secondes, donnent une bonne idée du stockage des métaux lourds.

C’est une croisade que l’on aurait dû lancer contre ces produits qui menacent l’existence même de notre civilisation.

Mais notre société est devenue molle, et la mollesse se paie très cher, en médecine comme en politique.

Les polluants éternels

« Les polluants éternels ou PFAS représentent un problème majeur dont l’absurdité dépasse l’entendement. Il est intéressant, de comparer cette cause à celle des perturbateurs endocriniens. En effet, ceux-ci représentent un sujet gravissime pour la santé publique. »

En plus d’accroître les risques de cancer, ils dérèglent la santé sexuelle des citoyens, et joueraient un rôle crucial dans la baisse de fécondité de nos sociétés contemporaines.

Les PFAS sont appelés des polluants éternels parce qu’ils ont tous en commun d’associer le fluor et le carbone, une combinaison qui met très longtemps à se dégrader dans la nature.

Les polluants éternels, de leur véritable nom s’appellent les « substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées ». Il existe entre six et sept millions de combinaisons possibles pour ces substances. Ils servent essentiellement d’antiadhésifs, d’ignifuges, de mousses ou de cires de glisse. C’est dire si notre civilisation ne peut pas s’en passer…

Donc les polluants éternels circulent dans tous les milieux du vivant, avec des résultats plutôt inquiétants dans chaque espèce – animale ou végétale – et même dans le plancton qui existe depuis un milliard d’années.

Cela fait depuis les années 1970 que l’entreprise 3M, qui les fabrique, savait qu’ils étaient hautement toxiques pour la vie en général.

Mais cela n’a pas empêché que leur usage soit généralisé pour éteindre les incendies, créer des tissus ignifuges ou encore fabriquer des poêles antiadhésives.

C’est le cas du Téflon, qui est appliqué avec une colle qui contient des polluants éternels. S’ils ne sont pas censés se retrouver dans le corps, ils ne manquent pas de le faire tout de même.

Le chlordécone

À l’origine de l’affaire, un petit coléoptère noir venu d’Asie. Le charançon prolifère dès les années 1970 aux Antilles et y ravage les bananiers. Las, les cultivateurs répliquent, répandant dans les champs un insecticide organochloré tout juste commercialisé : le chlordécone. S’il est retiré du marché en 1990 dans l’Hexagone, du fait de sa toxicité, il restera autorisé jusqu’en 1993 en Guadeloupe et en Martinique.

Vingt ans et 300 tonnes d’épandage ont suffi pour que le « poison », comme disent les Antillais, contamine chaque pan de leur environnement.

L’eau, les légumes – les fruits, comme la banane, sont majoritairement épargnés, l’insecticide ne « montant » pas jusqu’à eux –, les zones de pêche et les organismes humains.

Depuis cinquante ans, les sols de la Martinique et de la Guadeloupe sont pollués par le chlordécone, un insecticide toxique utilisé pendant vingt ans avant d’être interdit. Faute de pouvoir les traiter chimiquement, la science se tourne vers la phytoremédiation.

Le chlordécone se retrouve également dans la quasi-totalité des corps des Antillais (95 % des Guadeloupéens et 92 % des Martiniquais), selon Santé publique France.

Les Antilles détiennent un triste record du monde, celui des cancers de la prostate, avec 227 nouveaux cas pour 100 000 hommes chaque année.

Des plantes pour « faire diversion »

« Certaines espèces cultivées, les racines par exemple, captent le chlordécone… »

Plusieurs plantes sont pressenties pour absorber le chlordécone du sol :

  • Le madère, Colocasia esculenta : ce tubercule très consommé dans les Antilles-Guyane.
  • L’igname, Dioscorea : ce tubercule est généralement enterré mais quelques espèces produisent un tubercule aérien. Très apprécié aux Antilles-Guyane pour sa saveur douce semblable à celle de la pomme de terre, il s’acclimate facilement.

Compléments alimentaires

Commandez au labo Copmed (Code référant : A75979), tel : 05 49 28 01 36 :

  • Vermifluide (parasites, micro-organismes) : 2 cuillères à soupe avant le petit déjeuner dans un peu d’eau
  • Détoxik (substances toxiques, métaux lourds) : 1 sachet par jour à diluer dans 200ml d’eau – Boire en une fois ou plusieurs prises
  • Detoxinat (xénobiotiques, métaux lourds) : 2 fois 2 gélules + grand verre d’eau
  • Chlorella synergisé (amalgames dentaires, métaux lourds) : 1 gélule aux repas avec un verre d’eau
  • Desmodium synergisé (détoxication, régénérateur du foie) : 1 cuillère à café avant les repas
  • Gemmophytol Détox (draineur hépato rénal) : 3 fois 10 gouttes en dehors des repas
  • EPP Pamplemousse synergisé : 3 fois 15 gouttes
  • Acide alpha-lipoïque (antioxydant, troubles métaboliques) : 2 gélules par jour

 

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Florilège

Construire une usine non polluante et, mieux placée, devient un investissement, construire une autoroute ou un aéroport peut ne plus l’être.
A. Sauvy, Croissance zéro ?

Notez bien, dit le curé, je ne suis pas contre le progrès, mais enfin une raffinerie, chacun sait que c’est polluant et les marins pêcheurs sont contre (…)
Pierre Gombert, le Prix d’un taxi

L’égout charrie une fange velue
Vers la rivière qu’il pollue (…)
Verhaeren, les Villes tentaculaires, « La plaine »

(…) lorsque Zénon dégelée et ses disciples traçaient des figures sur le sable de leurs pieds nus, ils ne polluaient, ni ne consommaient.
A. Sauvy, Croissance zéro ?

Chez vous, en France, on dira : « Mais oui, faites des centrales, sans ça nous irons vers la paralysie. Mais dès que vous aurez choisi l’endroit, vous deviendrez “infâme pourrisseur, le pollueur dégueulasse qui surchauffe l’eau vivante des rivières et offre à ses électeurs (…) des poissons crevés” ».
Christine Arnothy, Toutes les chances plus une