Les jolies colonies de vacances chantées par Perret se font rare. Il reste à attendre le mois d’août chantée par Aznavour.

Brise légère, senteurs végétales sous le ciel étoilé, langueur bienfaisante…. Les enivrantes sensations associées aux soirs d’été ont été mises à mal par la canicule que nous venons de vivre.

Reprenant son souffle, chacun redoute une nouvelle, probable, sinon certaine, montée des températures, accompagnée de journées harassantes et de nuits sans repos, bientôt suivies d’orages ravageurs… Adieu délices de la saison des grandes vacances, de la migration vers la mer, la campagne ou la montagne, et des festivals en plein air ?

Prendre nos distances avec l’image unanimement joyeuse et positive de l’été supposé une véritable révolution culturelle et psychologique. Tenter d’en être les acteurs aidera peut-être à la subir moins douloureusement.

Profitez enfin des vacances

La pause estivale est un moment privilégié pour recharger les batteries et échapper au stress du quotidien. Pour jouir pleinement de cette période, il est essentiel de trouver un équilibre entre repos, loisirs et découvertes.

On y pense tout au long de l’année. Les congés d’été cristallisent nos rêves de liberté et d’évasion. Au risque parfois de surinvestir cette période et de ne pas réussir à en tirer profit. Plusieurs raisons à cela. D’abord, le fait que, bien qu’étant physiquement au repos, l’esprit reste parfois au travail, ou accroché à des responsabilités personnelles, familiales et financières. Nombreux sont ceux qui ont du mal à décrocher durant ce laps de temps. Ils consultent leur boîte mail en permanence et répondent aux sollicitations de leurs collègues, délaissant ainsi leur famille…

Or, si on veut recharger ses batteries, il est indispensable de débrancher. Pour se libérer de la charge mentale qui nous accable le reste de l’année, il importe de désactiver les applications professionnelles et de ne pas consulter ses mails. Il est également important de garder à l’esprit que le monde continue à tourner en notre absence et que l’on sera beaucoup plus productif après une période de relâche. En parallèle, il est tout aussi essentiel de se déconnecter des médias.

Les journaux télévisés véhiculent constamment des événements dramatiques qui ne nous apportent rien du tout et sont terriblement anxiogènes. Effectuer des visites culturelles, s’adonner à diverses activités sportives, lire, se lancer dans de longues promenades en forêt ou en bord de mer, la liste de nos envies pour la saison estivale est illimitée, alors que l’objectif principal de cette échappée, c’est de se détendre, de pouvoir oublier les tracas que l’on subit le reste de l’année.

Il est impératif de se libérer de ce culte de l’urgence qui caractérise notre époque. Aujourd’hui, la vitesse est considérée comme une valeur. Il faut que tout aille vite, au pas de course, on ne prend plus le temps de vivre. L’intérêt d’être délesté de ses obligations professionnelles, c’est justement de pouvoir ralentir, voire de faire l’expérience du vide et de l’ennui. C’est le moment de dire stop, de flâner sans but précis et d’écouter ses envies. L’idée ? Programmer des loisirs, sans dramatiser si l’on ne parvient pas à tout réaliser, afin que la notion de plaisir soit vraiment prioritaire. Mieux vaut miser sur la qualité que sur la quantité d’expériences. Dans le même temps, il convient de réapprendre à être heureux au lieu de surcharger son emploi du temps. Il importe également de ne pas trop idéaliser ses congés car on risquerait d’être frustrés et déçus. Il y aura probablement des tensions familiales, des chamailleries entre les enfants, des galères et tout un tas d’autres imprévus, mais c’est aussi ce qui contribue au charme des vacances.

Être présent à ce que l’on fait durant ses congés peut s’avérer difficile car notre esprit a tendance à vagabonder, même loin du travail. Pour y parvenir, il est essentiel de vivre chaque moment en pleine conscience. Cela signifie, par exemple, savourer un repas sans se précipiter, sentir la chaleur du soleil sur sa peau, jouer avec ses enfants, ou encore écouter le bruit des vagues sans penser à ce que l’on fera ensuite. Pour cela, il faut accepter de ne pas tout remplir, de ne pas chercher la performance. Éteindre parfois son téléphone, marcher sans but précis, ou respirer profondément permet de ramener son attention au moment présent. C’est en se libérant de l’agitation mentale et en prêtant attention aux petites choses que l’on parvient à jouir d’un apaisement durable de cette période loin du travail et des turpitudes quotidiennes.

Les vacances sont le moment privilégié pour se reconnecter à soi, écouter ses envies plutôt que ses devoirs, et savourer la liberté de ne rien planifier.

En profiter, c’est avant tout se reconnecter à l’essentiel et revenir enrichi de souvenirs accumulés, mais surtout d’un sentiment de paix retrouvée.

Regardez le Tour de France : Ce sont d’abord des coureurs qui pédalent en pleine canicule. Suivez le jeune prodige Français de 19 ans Paul Seixas, il sera 3ème à l’arrivée aux Champs Élysées ! Mais surtout découvrez les beautés de la France, qui vont attirer des millions de touristes.

Ne pas oublier la culture

Réserver une petite place dans votre valise pour emporter deux, trois livres. Je vous recommande un de mes derniers :

« 111 maladies du 21ème siècle » aux éditions Testez
Je donne les traitement de quelques maladies estivales (allergies printanières, anxiété, aphtes, insolation, crampe musculaire, entorse, insomnie, migraine, piqûres d’insectes, épistaxis, la trousse du voyageur, urticaire…).

Et évidemment continuez à lire ma Newsletter dans laquelle je développe de nombreux thèmes (philosophie, soins palliatifs, maladies incurables avec la médecine dominante (cancer, maladie de Charcot, papillomavirus, la maudite euthanasie « tu ne tueras pas ».

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Le bac : une grande désillusion

Les résultats du bac viennent de tomber. Cette année encore, le peuple français communie à la joie des lauréats au JT de 20 heures.

Cette année, le taux de réussite au bac a atteint 91,2 %, (comme en 2025) annihilant sa valeur discriminante. Un bac sans mention correspond à un QI de 80 (sur 200).

Adieu à Polytechnique, à HEC et à toutes les facultés (médecine, droit, sciences humaines…)

Le baccalauréat est un totem, au sens que lui confère Claude Lévi-Strauss : une institution chargée de sens collectif, qui véhicule des valeurs fondatrices et établit des hiérarchies symboliques. Ou plutôt, il l’était. Placé au cœur du pacte républicain, garant de la méritocratie, c’était un rite d’initiation civil qui sanctionnait l’entrée dans la communauté nationale républicaine instruite. C’était le premier grade universitaire, créé en 1808 par Napoléon en personne et délivré par l’Université elle-même.

Une victoire frelatée

Et aujourd’hui ? On aurait réussi la massification mais pas la démocratisation. C’est une manière bien complaisante de voir les choses. 79,4 % d’une classe d’âge ont été reçus bacheliers, avec un taux de réussite de 91,2 % et 28,4 % de mentions. Avec de tels taux de réussite, la valeur discriminante du diplôme est annihilée. Pire, en collant si peu de candidats, on fait de l’échec au bachot un rite d’humiliation des recalés. Décrocher son bac, même avec mention, ne garantit plus un niveau intellectuel et une capacité à suivre avec profit les études supérieures. La communauté nationale célèbre donc bruyamment une victoire frelatée qui ne signifie que sa capitulation collective devant une déroute qui se poursuit depuis des années et qui s’est accélérée avec le bac Blanquer adopté en 2019.

Les bacheliers font l’expérience fondatrice du mensonge, avec la complicité coupable du monde des adultes. Si le bac initie encore à quelque chose en 2026, c’est donc au mensonge social. Cette expérience est violente et peut éveiller chez les jeunes une révolte profonde lorsqu’à la fac, ils se découvrent « incapables d’affronter les rigueurs du travail intellectuel » (Jean-Robert Pitte).

Jean-Michel Blanquer a donné le coup de grâce, par sa réforme du bac, en multipliant les combinaisons de disciplines possibles et en introduisant 40 % de contrôle continu. Les petits établissements offrent beaucoup moins de spécialités que les grands (ce qui compromet les possibilités d’orientation ultérieure), et un 14/20 n’a pas la même valeur en REP+ qu’à Louis-le-Grand. Face au bac, les candidats ne sont plus égaux. Pire, ce diplôme supposément national se passe selon des modalités dépendant du statut de l’établissement : les candidats au bac issus d’un lycée privé hors contrat, de l’école à la maison ou les candidats libres se voient refuser de valider 40 % de leur diplôme au contrôle continu. À la place, ils doivent passer une bonne dizaine d’épreuves terminales de plus que les autres ! Dès lors, le baccalauréat perd son caractère national.

Restaurer la sélection

À mon époque (1955), 50% étaient reçus. Les mentions nous ouvraient les portes universitaires. L’enseignement supérieur ne peut plus recruter sur la base des résultats au bac (d’ailleurs marginalisés par Parcoursup) et doit recourir à des tests privés, comme TeSciA pour les mathématiques avancées. Les bons élèves d’établissements obscurs sont invisibilisés et la reproduction sociale peut alors battre son plein. De plus en plus de filières sélectives lorgnent avec envie sur les candidatures des élèves français issus d’établissements hors contrat, titulaires d’un bac exigeant « à l’ancienne », sans contrôle continu ni complaisance des correcteurs.

Le moment est venu de restaurer le caractère républicain, donc sélectif, du bac, en supprimant le contrôle continu pour tout le monde et en notant sans complaisance, pour obtenir un maximum de 70 % de bacheliers. On trouvera là le moyen de sortir du mensonge qui nous dégrade collectivement, de faciliter l’orientation dans le supérieur et de réhabiliter ipso facto la voie professionnelle (CAP, BP). C’est maintenant une pure affaire de courage.

Et pourquoi le taux de réussite voisine les 91% ? Tout simplement pour éviter que les mauvais élèves ne redoublent – C’est ainsi un problème de fric !

Amis lecteurs, passez de belles vacances

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Florilège pour la route

J’ai passé le pont aux ânes, je suis bachelier

Sainte-Beuve, P.J. Proudhon

Un bachelier est un homme qui apprend, et un docteur un homme qui oublie

Furetière, le Roman bourgeois

(…) mais, étant bachelier ès lettres… je me suis cru poète !… Me croyant poète, j’ai commis des vers (…)

E. Labiche la chasse aux corbeaux

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Je cherche une bénévole parisienne pour taper mon dernier livre : au 9 rue du général Beuret Paris 75015 (Par mail : jean-pierre.willem@wanadoo.fr)