Asthénie, lassitude, épuisement, faiblesse, surmenage, burn-out… Le vocabulaire est riche pour décrire la fatigue, une situation complexe. Ce symptôme est largement partagé. Les patients l’évoquent très souvent dans les cabinets médicaux.

Pour autant, il n’est pas toujours évident d’en identifier la cause. En point de départ, il faut considérer la fatigue comme un signal d’alarme. À partir de là, il suffit souvent de modifier de petites choses pour retrouver la forme et le sourire : réapprendre à dormir, bouger plus, flâner dans la nature, se déconnecter des écrans… Et si le mal est plus profond, je vous aiderai à mieux comprendre et surmonter la fatigue chronique.

Bonne ou mauvaise fatigue : comment les distinguer ?

S’écrouler après une journée de boulot intense, c’est normal. En revanche, se sentir fatigué dès le matin devrait vous alerter.

La fatigue est plus utile qu’on ne pense. Il faut savoir s’écouter ! La fatigue agit comme une « piqûre de rappel ». C’est un processus d’adaptation normal qui envoie un message clair : il est temps de se reposer.

Elle sert de signal d’alarme

La fatigue signifie que les muscles et le cerveau sont trop sollicités : ils dépassent leurs capacités. Il faut ralentir, s’arrêter, pour laisser le temps aux réserves d’énergie de se reconstituer.

Après un effort physique, il est normal de ressentir une faiblesse musculaire. Là encore, c’est un signal à prendre en compte pour éviter tout risque de blessure ou d’accident. Pendant le repos, les cellules, celles des muscles en particulier, se régénèrent, augmentant ainsi le nombre de mitochondries. Or, ces mitochondries sont nos usines à énergie. Après s’être reposé, on revient plus fort qu’avant.

Les personnes qui pratiquent régulièrement une activité physique résistent mieux à cette fatigue : elles ont davantage de réserve musculaire et d’endurance. Il faut se fatiguer pour être moins fatigable. C’est le principe de l’entraînement.

La fatigue mentale, qui survient après un effort de concentration ou des émotions fortes, serait liée à une accumulation de glutamate, un neurotransmetteur, dans une zone précise du cerveau : le cortex préfrontal latéral. Une équipe française de l’Institut du cerveau a publié cette étude dans Current Biology. Dans cette situation, la meilleure solution c’est de dormir. « Pendant qu’on dort, le liquide céphalo-rachidien va aller chercher le glutamate profondément dans les interstices du cerveau afin de l’éliminer. Au matin, on se réveille plus frais. »

Elle est normale après une infection

Pour se défendre contre un virus (grippe, Covid…) ou tout autre germe agressif, l’organisme sursollicite son système immunitaire et son métabolisme. C’est très coûteux en énergie. Des études menées auprès de patients hospitalisés en réanimation après un Covid montrent qu’ils dépensent en une seule journée 6 500 kilocalories, soit l’équivalent d’une étape du Tour de France !

Quand consulter ?

Un avis médical s’impose quand cette fatigue est présente dès le matin sans raison particulière, qu’elle n’est pas soulagée par le repos, et en présence d’autres symptômes anormaux (perte ou prise de poids, tristesse excessive…).

À plus forte raison si cette fatigue dure depuis longtemps.

Au-delà de trois mois, on parle de fatigue prolongée ; au-delà de six mois, il s’agit d’une fatigue chronique. Une prise en charge adaptée est nécessaire.

La fatigue chronique

La fatigue est un symptôme commun à de nombreuses pathologies. Elle perturbe très sérieusement la vie des malades.

Parmi les maladies qui fatiguent le plus, on place en tête, toutes les affections de longue durée (cancer, diabète, bronchite chronique…). Dans le cancer, la fatigue survient à cause de la pathologie, mais aussi en phase de rémission. Dix ans après les traitements, un quart des patients souffre encore de fatigue chronique.

La fatigue est aussi le symptôme numéro 1 dans la sclérose en plaques, la fibromyalgie, le Covid long…

L’inflammation joue un rôle, mais elle n’explique pas tout. Des facteurs psychologiques entrent aussi en jeu : symptômes dépressifs, rupture du lien social…

Les solutions sont nombreuses

L’activité physique adaptée est l’intervention la plus efficace contre la fatigue chronique. Elle améliore le sommeil, diminue les symptômes dépressifs et réduit la fatigabilité à l’effort. Les études montrent que ce sont les activités en groupe et dans la nature qui sont les plus bénéfiques. L’entraide et le contact avec la nature renforcent la motivation.

Les thérapies cognitivo-comportementales, sous la supervision d’un psychologue, aident à lutter contre la fatigue mentale liée à la maladie (dépression, anxiété…), mais elles n’ont pas d’effet sur le plan physique.

Le manque de sommeil

La fatigue est souvent liée à une dette de sommeil ou des nuits perturbées.

Pendant le sommeil, des mécanismes de réparation se mettent en place sur lesquels il vaut mieux ne pas faire l’impasse. Sinon, tout se dérègle. À court terme, nous devenons moins performants et plus irritables. À long terme, un sommeil de mauvaise qualité augmente le risque d’hypertension artérielle, d’infection, de surpoids, d’accident cardiaque…

Pour compenser ce manque de sommeil, il est tentant de dormir plus longtemps le week-end ou en faisant la sieste. Mais est-ce vraiment une solution ?

Faire la grasse matinée peut être agréable le temps d’un week-end, pour récupérer un peu. Le problème, c’est que ce ne sera pas suffisant pour éponger la dette de sommeil et, surtout, le risque de perturber ses rythmes biologiques veille/sommeil est trop important. La régularité est l’un des piliers du sommeil.

Dans l’idéal, il faudrait se lever le week-end à peu près à la même heure que les autres jours de la semaine, avec au maximum un décalage d’une heure. Quitte à faire une courte sieste en début d’après-midi.

La sieste aide à récupérer, à condition de ne pas trop la prolonger.

Une sieste de 20 minutes permet de remettre les compteurs à niveau. Cela étant, on est plus performant sur le plan cognitif et physique. Au-delà de 30 minutes, vous risquez d’entrer dans une phase de sommeil lent profond, de vous réveiller somnolent et vous aurez plus de mal à vous endormir le soir.

On peut essayer la power nap : un café et une sieste de 20 minutes, pas plus. La caféine produit son effet optimal au bout de 40 minutes environ, soit quelques minutes après la fin de la sieste. Effet garanti !

N’oublions pas les compléments alimentaires !

Il s’agit en premier lieu de restaurer le terrain, en particulier l’immunité et ensuite de donner des remèdes tonifiants.

Labo Phyt-inov

Stimu + (booste l’organisme et met à l’abri des infections et du cancer) : 2 fois 2 gélules / 1 ou 2 mois

Afalg : l’algue aphanizomenon qui contient 115 micronutriments, comble toutes les carences et restaure l’ensemble des métabolismes.
En prendre en dose progressive pour atteindre 3 fois 2 gélules durant un mois. Certains chefs d’entreprise en prennent 12 par jour !

Quiet-Full (pour la gestion du stress, et de la dépression) : 2 fois 2 gélules aux repas

Silydium (le foie représente l’usine de l’organisme. Il est sollicité en permanence) : 1 à 2 gélules avant les repas

Ail et Coq10 : l’ail, riche en sels minéraux et en vitamines A, B, C, diminue la fatigue, l’irritabilité et l’anxiété.

Le coenzyme q10 recèle dans les mitochondries. L’ATP fournit l’énergie nécessaire aux réactions chimiques des cellules

Vitamine C cynorhodon : combat les agressions de l’environnement et la fatigue. Recommandée en période de convalescence, fatigue chronique, stress
Prendre 2 gélules en matinée (voire +)

Labo Phyt-Inov (Tel : 0041324668914) / contact@phyt-inov.com).

Maintenant vous allez pouvoir courir comme un lapin.

Tous vos proches vont observer votre résurrection.

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Florilège

« Non, me répondit Swann, je suis trop fatigué pour marcher, asseyons-nous plutôt dans un coin, je ne tiens plus debout. » C’était vrai, et pourtant, commencer à causer lui avait déjà rendu une certaine vivacité. C’est que dans la fatigue la plus réelle il y a, surtout chez les gens nerveux, une part qui dépend de l’attention et qui ne se conserve que par la mémoire. On est subitement las dès qu’on craint de l’être, et pour se remettre de sa fatigue, il suffit de l’oublier.

PROUST : À la recherche du temps perdu,

« Après 10 heures de travail, j’en ai marre, j’ai envie de roupiller sous le regard de Dieu. »

J-P Willem. Mémoire d’un médecin aux pieds nus

« (…) tout dormait dans une sécurité profonde et sous le paisible regard des étoiles »

E. Fromentin. Une année dans le Sahel

« Tout dort ; tout est tranquille ; et l’ombre de la nuit (… ) »

Voltaire – Zaïre

« Vous ne ferez pas mal de dire à vos hommes, avant de partir que c’est un chantier où il ne sera pas question de dormir sur le manche. »

J. Romains. Les hommes de bonne volonté

« Tous les riches ont dormi leur sommeil, et, lorsqu’ils se sont éveillés, ils n’ont rien trouvé dans leurs mains. »

BIBLE (Sacy) Psaumes LXXI