Les pathologies de la thyroïde

16 Mar 2016 | Alimentation, Thyroïde | 41 commentaires

Traitements naturels contre l'hypothyroïdie

La glande thyroïde est située à la base du cou. Elle joue un rôle déterminant dans chacune de nos fonctions corporelles. Elle sécrète des hormones thyroïdiennes qui interviennent dans le bon fonctionnement de divers systèmes indispensables à notre bien-être. Sans elles, la vie serait impossible. Elles jouent un rôle de contrôleur et de régulateur essentiel dans l’activité métabolique de pratiquement tous les tissus de l’organisme. Elles assurent le développement cérébral chez le foetus et le jeune enfant et la croissance osseuse. Elles stimulent la consommation d’oxygène, aident à réguler le métabolisme des lipides et des hydrates de carbone. Elles exercent une action sur la régulation du rythme cardiaque. Elles favorisent le développement des cellules nerveuses.

Par ailleurs, une glande thyroïde en bon équilibre est une des clés de la prévention du vieillissement.

Il n’est pas surprenant que le moindre dysfonctionnement de la glande (hypothyroïdie, hyperthyroïdie) présente de nombreuses répercussions sur notre santé.

Sept femmes pour un homme sont atteintes de ces dysfonctionnements. Des endocrinologues considèrent qu’une femme sur deux a un problème thyroïdien. On appelle parfois la thyroïde le « troisième ovaire », ce qui explique sou impact hormonal. Les tests ne sont pas toujours probants. Il faut donc prendre en considération la clinique (étude de l’ensemble des symptômes).

Hypo ou hyperthyroïdie ?

En permanence, on retrouve cette alternative.

Souvent, les symptômes sont mal identifiés quand il s’agit d’une hyper ou d’une hypothyroïdie légère. Ils sont mal perçus chez les personnes âgées qui ne sont pas toujours diagnostiquées. D’où la nécessité de consulter et de faire des examens pour confirmer le diagnostic.

Aussi variés qu’ils soient, les symptômes accompagnant un trouble de la thyroïde ne s’installent pas du jour au lendemain :

  • Frilosité excessive, troubles des règles, ralentissement du coeur, augmentation du cholestérol, survenue du diabète, prise de poids, constipation, dépression, chute des facultés intellectuelles pour l’hypothyroïdie.
  • Tremblements, nervosité, oedème des membres inférieurs, amaigrissement, sensation de chaleur, rythme cardiaque accéléré, transpiration pour l’hyperthyroïdie.

Cette litanie ne se résume pas à cette alternative. La liste est riche dans le domaine !

Le diagnostic repose sur la clinique, l’analyse de l’hormone hypophysaire, la TSH ou thyréostimuline qui régule la sécrétion de deux hormones thyroïdiennes : la tri-iodothyronine ou T3 et la tétraiodothyronine encore appelée thyroxine ou T4, adjoindre le taux d’iode : iodurie.

Lorsque la thyroïde ne fabrique pas suffisamment d’hormones, l’hypophyse produit davantage de TSH pour la stimuler. Ce système ingénieux fonctionne sous forme de rétrocontrôle ou de feed-back.

Le dosage de la TSH serait le test le plus sensible pour affirmer la qualité de la fonction thyroïdienne. La problématique du dosage normal de la TSH permet-elle d’éliminer un dysfonctionnement thyroïdien ? L’interrogatoire reste le temps clef de l’examen.

L’hypothyroïdie

Alors que l’hyperthyroïdie se manifeste par une accélération de tous les processus biologiques, dans l’hypothyroïdie, tout l’organisme est ralenti : le métabolisme de base, la production de chaleur, le rythme cardiaque, le transit intestinal, la combustion des graisses, etc.

Le terme d’hypothyroïdie regroupe un ensemble de syndromes résultant d’une sécrétion insuffisante des hormones thyroïdiennes. On distingue deux formes d’hypothyroïdie : la primaire et la secondaire. Dans le premier cas, la carence en hormones thyroïdiennes est due à un mauvais fonctionnement de la glande thyroïde elle-même. L’hypothyroïdie secondaire, quant à elle, est consécutive à une atteinte de l’hypophyse ou de l’hypothalamus. On parle aussi d’hypothyroïdie d’origine centrale.

Comme chez l’enfant et l’adulte, les personnes âgées atteintes d’hypothyroïdie peuvent présenter les signes typiques de la maladie : frilosité, peau froide et sèche, voix rauque, prise de poids malgré un manque d’appétit, etc.

Toutefois, les symptômes sont souvent beaucoup moins marqués et parfois même absents. Le diagnostic peut ainsi échapper au médecin. Chez la personne âgée, l’hypothyroïdie peut se manifester d’emblée par des complications comme l’insuffisance cardiaque, la dépression mentale ou des hallucinations. Des troubles de la mémoire, n’alarmant personne car fréquents chez les personnes âgées, peuvent en être le premier signe.

Les causes des dysthyroïdies

Les troubles de la thyroïde surviennent :

  • après un choc émotionnel ou des stress répétitifs,
  • suite aux fluctuations hormonales (accouchement, ménopause)
  • suite à une carence ou un excès en iode (d’où faire une iodurie)
  • à cause des antinutriments

Les antinutriments des graines de soja

La graine de soja, à l’état naturel, contient des phytochimiques qui ont des effets toxiques sur l’être humain. Le soja contient trois antinutriments majeurs : les phytates, les goitrigènes et les inhibiteurs d’enzyme, qui génèrent quelques effets positifs mais peuvent aussi s’avérer toxiques.

Toutes les plantes contiennent des antinutriments, à un degré plus ou moins important, mais le soja est particulièrement riche en phytochimiques toxiques si bien que faute d’une préparation adéquate (trempage de longue durée et cuisson ou fermentation) les graines de cette légumineuse ne peuvent pas être consommées par l’être humain.

Certaines substances présentes dans les aliments peuvent inhiber la capacité de la glande thyroïde à fabriquer ses hormones. On trouve d’importantes quantités de ces goitrigènes (ainsi nommés car ils peuvent entraîner la formation d’un goitre) dans le soja à l’état brut (graines de soja cuites ou grillées, huile et farine de soja).

La génistéine présente dans le soja peut bloquer les sécrétions thyroïdiennes. Ainsi s’expliquerait que les peuples qui consomment du soja soient plus sujets à la thyroïdite de Hashimoto, une maladie auto-immune. L’acide phytique peut accroître ces effets en se liant au zinc et au cuivre, deux minéraux nécessaires à la production des hormones thyroïdiennes. Le soja peut ralentir l’activité cérébrale.

Si vous êtes friands de soja, privilégiez le tofu, le tempeh, le miso, le nato.

Symptômes de l’hypothyroïdie

  • Etat général : fatigue et difficulté à démarrer le matin, sensibilité au froid, variation du poids, rétention d’eau, peu de transpiration, hypoglycémie, visage bouffi.
  • Système nerveux et cerveau : ralentissement du psychisme, dépression, migraine, irritabilité, nervosité, instabilité émotionnelle, mauvaise mémoire et concentration, insomnie, vertige, impression d’avoir le cerveau dans le brouillard, raisonnement lent.
  • Yeux/oreilles : vision floue et trouble de l’audition avec vertige.
  • Digestion : constipation, digestion difficile, flatulences.
  • Système sexuel : problèmes menstruels, syndrome prémenstruel, règles trop ou peu abondantes, fausses couches à répétition, seins fibrokystiques, perte de la libido, stérilité.
  • Gorge/voix : élocution lente, voix rauque, langue épaisse.
  • Système cardio-vasculaire : brachycardie, palpitations, battements de coeur lents, faibles.
  • Système immunitaire : faiblesse immunitaire, infections récurrentes.
  • Muscle/squelette : arthralgie, myalgie, lombalgie, mouvements lents, faiblesse, crampes et douleurs musculaires, articulations raides ou douloureuses, tendinites résistantes.
  • Phanères : perte de cheveux et de la queue du sourcil, cheveux secs, peau sèche, pâleur des lèvres et de la peau, acné chez l’adulte, cicatrisation lente, ongles cassants.

Traitements naturels contre l’hypothyroïdie

Quiet full (stress), 2 fois 2 gélules.

Thyregul : 2 gélules par jour loin des repas. Stimule les hormones thyroïdiennes. Remplace avantageusement le Lévothyrox (Lévothyroxine), par ailleurs déconseillé par l’AFFSAPS. Il agit sur la T4, hormone peu active, qui doit être convertie en T3, active avec l’apport de 5 cofacteurs (que contient Thyregul). Parallèlement et progressivement, diminuer Lévothyrox.

Orthoflore : pour relancer la flore intestinale : I gélule le matin avant le petit-déjeuner. (2 cures de 3 semaines par trimestre).

Afalg : l’algue aphanizoménon est l’aliment le plus complet de la planète (115 micronutriments). Elle comble toutes lescarences et dépollue l’organisme.

2 gélules/2 jours, puis 2 fois 2 gélules pendant 15 jours, puis 3 fois 2 gélules

Vous pouvez trouver ces produits au Laboratoire Phyt’Inov (sur internet ou au 00 41 32 46 68 914).

Huiles essentielles

On dispose de deux huiles essentielles :

  • HE de girofle (clou)
  • HE de myrte vert : 2 gouttes de chaque sur support (mie de pain, un quart de morceau de sucre). Acheter un flacon de 5 ml de chaque.

Gemmothérapie

  • Bouleau (Betula puhescens)
  • Amandier (Prunus amygdalus)

Bourgeons macérat glycériné ID, flacon de 120 ml ou 250 ml, 2 fois 40 gouttes + eau.

Homéopathie

  • Iodum 5 CH : 2 tubes : 3 granules 2 fois par jour
  • Thyroidea 5 CH : 3 granules 2 fois par jour
  • Calcarea carbonisa (extrait de l’écaille d’huître) : hypothyroïdie avec goitre, chez un patient obèse, transpirant de la tête, peureux, lent ; les règles sont en avance et abondantes.
  • Graphites 5 CH : hypothyroïdie et présence d’un myxoedème, avec obésité chez un patient triste, indécis, frileux.

Les maladies auto-immunes, une hyperactivité immunitaire

Le plus souvent, l’hypothyroïdie est due à une attaque de la glande par le système immunitaire qui considère erronément ses propres tissus comme des corps étrangers. Suite à cette erreur d’interprétation, il fabrique des auto-anticorps pour attaquer ses propres tissus et les détruire. Deux principales maladies auto-immunes peuvent être responsables d’une insuffisance de fonctionnement de la thyroïde : la thyroïdite d’Hashimoto et le myxoedème atrophique (tandis que la maladie de Basedow est une hyperthyroïdie auto-immune).

De plus en plus fréquente, la thyroïdite d’Hashimoto touche avant tout les femmes d’âge moyen. Le diagnostic repose sur l’association d’un goitre à des taux élevés en antiTPO (anticorps antithyropéroxydases et anti-thyroglobuline). Les concentrations des hormones thyroïdiennes et de la TSHpeuvent être normales. Cette maladie débute souvent par une hyperthyroïdie accompagnée parfois de problèmes oculaires. Le plus souvent, la TSHest trop élevée et le taux des deux hormones thyroïdiennes, T3 et T4,  est qui signent un état d’hypothyroïdie.

Cette maladie peut être associée à d’autres maladies auto- immunes (insuffisance surrénalienne, diabète de type I, vitiligo, pelade).

Traitement de la maladie d’Hashimoto

Pour neutraliser le contexte auto-immun, la médecine officielle est inopérante. En médecine naturelle, on recourt à un complexe de nutriments composés de stérols, de stérolines (phytostérols), d’huiles essentielles (HE de Ciste ladanifère et de Laurier noble, « Immunoregul » 2 gélules 30 mn avant les trois repas 1 semaine puis 2 gélules par jour de longs mois).

Huiles essentielles :

  • HE Girofle (clou) 25 mg
  • HE Myrte vert 25 mg
  • HE Ciste ladanifère 25 mg

Excipient qsp une gélule GR, 60 gélules, 2 gélules par jour, pendant un mois, à renouveler.

En plus du traitement de l’hypothyroïdie, on préconise une changement nutritionnel. Le régime hypotoxique du Dr Jean Seignalet peut éteindre la maladie auto-immune mais est sans effet quand les cellulessont détruites (forme atrophique). Il faut privilégier l’alimentation crue et biologique. Eviter les céréales.

L’hyperthyroïdie

Dans l’hyperthyroïdie, la thyroïde s’emballe, tout s’accélère. C’est la mise en surrégime de la thyroïde. Ce dysfonctionnement modifie de façon notoire l’activité de l’ensemble des métabolismes.

Les hormones thyroïdiennes interviennent dans la régulation de pratiquement tous les organes. Lorsque leur production est augmentée, toutes les fonctions sont accélérées. L’hyperthyroïdie touche la femme entre 30 et 50 ans dans plus de 80 % des cas.

Les symptômes

La maladie se manifeste alors par un degré plus ou moins important d’hyperactivité, souvent peu productive, des troubles du caractère, une fatigue avec essoufflement lié à la diminution de la masse musculaire, un petit tremblement des extrémités et, parfois, une accélération du transit intestinal (diarrhée) avec une intolérance à la chaleur (thermophobie). Au repos, le rythme cardiaque est supérieur à 90 pulsations par minute. A cette accélération du pouls s’associe parfois une augmentation de la tension artérielle et des contractions anarchiques du coeur (les extrasystoles). Ces dernières donnent une sensation désagréable au niveau de la poitrine. Ces anomalies transitoires du rythme cardiaque peuvent devenir permanentes. La tachycardie est toujours présente. Son absence devrait faire discuter ce diagnostic.

Autres signes cliniques : nervosité (sautes d’humeur, insomnie), amaigrissement malgré un bon appétit. Troubles génitaux (espacement des règles), chute du cholestérol.

Maladie de Basedow

Variété la plus fréquente d’hyperthyroïdie (1 à 2 % des femmes en souffrent durant leur vie), la maladie de Basedow est d’origine auto-immune, c’est-à-dire que le système immunitaire du patient fabrique des anticorps dirigés contre ses propres tissus, en l’occurrence des constituants de la glande thyroïde. Ces auto-anticorps stimulent la synthèse et la libération d’hormones thyroïdiennes et sont responsables de la survenue de l’hyperthyroïdie, mais aussi d’autres anomalies comme les troubles oculaires et des manifestations au niveau de la peau et des muscles : ces auto-anticorps s’attaquent aussi aux tissus situés derrière les yeux ainsi qu’à la peau ou aux muscles des jambes. Le seul anticorps dosé en routine est l’anticorps « antirécepteur de la TSH » ou TRAK.

Au cours de la maladie, la glande thyroïde est à la fois l’organe de production de ces anticorps et l’organe cible, qui est attaqué par ces anticorps. Ceci explique pourquoi une thyroïdectomie chirurgicale entraîne une disparition de ces anticorps, mais dès lors il faut traiter l’hypothyroïdie. Il faut noter que la maladie de Basedow peut être associée à d’autres maladies auto-immunes comme le diabète insulino-dépendant.

Traitements alternatifs de l’hyperthyroïdie

Traitement hormonal substitutif à vie, ablation de la glande thyroïde ou irradiation, les protocoles médicaux classiques ne font pas dans la dentelle. Les effets secondaires foisonnent. Les thérapies chimiques ne tiennent pas compte de la spécificité de chacun, du terrain, des pathologies annexes.

Si les traitements naturels ne peuvent pas complètement les remplacer, ils permettent toutefois de mieux supporter les dérèglements de cette glande essentielle à notre métabolisme.

Homéopathie

  • Iodum 15 CH + Thyroïdea 9 CH : 3 granules de chaque, 2 fois par jour.
  • Calcarea iodatum : hyperthyroïdie avec importantes adénopathies cervicales.
  • Chromium sulfuricum 7 CH, hypertrophie de la thyroïde, tachycardie, exophtalmie, faiblesse musculaire et nerveuse.
  • Lycopus virginicus 7 CH, exophtalmie douloureuse, tachycardie importante (douleur cardiaque) avec cœur irrégulier qui bat fort, tendance à la diarrhée et aux hémorroïdes.
  • Iodum 9 ou 15 CH, ne reste pas en place, a toujours chaud, anxieux et irritable s’il ne mange pas, faim vorace avec amaigrissement considérable, exophtalmie, palpitations, diarrhée.
  • Sulfur 9 ou 15 CH, sujet craignant la chaleur, oppressé, doit ouvrir les fenêtres, cherche le frais dans le lit, transpirant beaucoup (mauvaise odeur), avec palpitations la nuit.
  • Sulfur iodatum 7 CH, thermophobie (craint la chaleur), métabolisme accéléré (hyperthyroïdie), amaigrissement, asthénie, adénopathies.

Gemmothérapie

  • Bourgeons macérat glycériné ID (flacons de 125 ml ou 250 ml):
  • La viorne (Viburnum lantana) qui agit sur l’axe diencéphalo­thyroïdien (Basedow, hyperthyroïdie) : 50 gouttes + eau, le matin.
  • L’aubépine (Crataegus oxyacantha) est un sédatif du système nerveux central. Elle équilibre le système vago-sympathique. Son action s’exerce dans la tachycardie, l’arythmie, les palpitations, les extrasystoles : 50 gouttes + eau, le midi.
  • Le cornouiller sanguin (Cornus sanguinea) agit au niveau glandulaire. Il est indiqué dans l’hyperthyroïdie, dans l’apparition du goitre euthythyroïdien et les phénomènes de dysendocrinie : 50 gouttes + eau, le soir.

Huiles essentielles

On dispose de 4 huiles essentielles :

  • HE Myrrhe
  • HE Cumin des prés
  • HE Marjolaine des jardins
  • HE Petit calament des montagnes

Acheter un flacon de 10 ml. Mettre 3 gouttes du mélange sur un support (comprimé de lactose, un quart de morceau desucre ou dans une cuillère à café d’huile d’olive) avant les repas.

Maladie de Basedow

Ajouter Immunorégul (2 gélules 30 mn avant les trois repas pendant une semaine, puis 3 fois 1 gélule durant de longs mois).

Huiles essentielles par voie orale :

  • HE Myrrhe 25 mg
  • HE Marjolaine des jardins 25 mg
  • HE Ciste ladanifère 25 mg

Excipient qsp 1 gélule GR, 60 gélules, 2 fois 1 gélule pendant un mois.

A renouveler régulièrement + traitement de l’hyperthyroïdie.

Pour plus d’informations sur ces maladies, lire mon livre « Les pathologies de la thyroïde », Ed. du Dauphin.