uthanasie vient du grec eu- « bon » et de thanathos « la mort ». Étymologiquement, il désigne « la bonne mort ». De nos jours, le terme euthanasie désigne une mort volontairement provoquée par un acte technique. Cet acte est réfléchi et prémédité.
L’euthanasie peut être considérée comme passive (arrêt des soins et/ou des traitements proportionnés) ou active (acte technique qui consiste à provoquer intentionnellement le décès, comme l’administration d’une dose létale de produit pour conduire à la mort).
Les principes du droit appliqué à l’euthanasie en France :
Le principe de dignité humaine
• Article 1 de la charte des Droits fondamentaux de l’Union Européenne : « la dignité humaine est inviolable. Elle doit être respectée et protégée ».
• Valeur constitutionnelle du principe de dignité conférée par l’arrêt du Conseil Constitutionnel du 27 juillet 1994
• Articles 16 et suiv. du Code Civil qui disposent notamment que « la loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie ».
La loi Leonetti du 22 avril 2005
• Développement des soins palliatifs
• Refus de légaliser l’euthanasie
• Refus de l’acharnement thérapeutique, sous l’intitulé : « refus d’obstination déraisonnable »
La loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016
• Introduction de la « sédation profonde et continue jusqu’au décès » à la suite d’une décision obtenue par une procédure collégiale.
Jean Leonetti, l’ancien ministre de la Santé, a jugé sévèrement l’opération en cours : « C’est un basculement éthique majeur. » Il s’agit en effet d’un renversement anthropologique inouï : jusqu’à présent, la non-assistance à personne en danger constituait un crime puni par le code pénal. Après la publication de cette loi, la non-assistance va devenir une vertu civique, médicale, familiale, légale. C’est un gigantesque retour en arrière dans l’histoire de notre civilisation, une régression vers un monde pré-hippocratique, du nom du fameux médecin grec, Hippocrate, le père de l’éthique médicale, qui a imposé l’ensemble des garde-fous suivants : le soignant soigne, le médecin sauve, il n’est pas un technicien de la mort. Et la mort provoquée ne peut être le prolongement du soin.
Tout ce dispositif législatif est établi sur un tissu de mensonges : ce n’est pas une loi sur « la fin de vie », comme elle le prétend, puisque beaucoup d’éligibles à « l’aide à mourir » ne sont pas forcément en fin de vie. Ce n’est pas une « loi de fraternité », car tuer son prochain n’est pas fraternel. Ce n’est pas un texte sur « l’aide active à mourir », mais c’est bien une loi sur le suicide assisté et l’euthanasie des plus pauvres, des plus vulnérables, des plus dépressifs.
Cette loi ne relève ni d’un simple ajustement juridique ni d’une réforme parmi d’autres du droit de la fin de vie. Il s’agit d’un changement de nature, d’un déplacement décisif de la frontière morale sur laquelle reposent encore nos sociétés. L’interdit de tuer n’est pas un principe abstrait. Il n’est ni un vestige religieux ni un réflexe archaïque destiné à rassurer des consciences inquiètes. Il est un fait de civilisation. Une borne posée à la toute-puissance des individus comme à celle de l’État. Une ligne minimale sans laquelle toute vie devient progressivement négociable : la valeur d’une existence, le moment de sa disparition, l’opportunité de sa suppression. Une société qui commence à organiser la mort de ses membres les plus vulnérables cesse peu à peu de croire à la valeur intrinsèque de la vie humaine.
Il est pourtant manifeste que la demande de mourir naît rarement de la seule douleur physique, mais plus souvent du sentiment d’être devenu un poids. D’être inutile, coûteux, encombrant. Autrement dit : du sentiment d’abandon. Légaliser la mort provoquée revient à transformer cet abandon en procédure, à donner une réponse technique à un échec moral au lieu d’en interroger les causes et d’y remédier.
La responsabilité politique devrait garantir des conditions de vie cohérentes, viser en priorité l’accès aux soins palliatifs, à la prise en charge de la douleur, à l’accompagnement humain, à la présence, à l’écoute. Le non-abandon est un choix. Exigeant, coûteux, souvent ingrat. Il suppose d’accepter la dépendance comme une dimension constitutive de la condition humaine, de reconnaître que la dignité ne se mesure ni à l’autonomie absolue ni au contrôle de sa fin, mais à la reconnaissance inconditionnelle de la valeur d’une existence, même diminuée.
Le crime de meurtre va donc devenir légal. On pourra tuer son parent, son enfant, son patient. La notion même de soin sera élargie à la piqûre létale. Or, nous savons que tous les pays qui « ont mis le pied dans la porte » en légalisant le principe de la mort administrée pratiquent désormais l’euthanasie des enfants et des handicapés
« Le dévoiement de l’espérance et de la fraternité »
La mort programmée des sœurs hospitalières
Alerte dans sa version actuelle, le texte contraint les congrégations religieuses à accueillir euthanasie et suicide assisté dans leurs murs, au mépris de leurs convictions. Sans un amendement, elles fermeront leurs établissements
Au chevet des malades depuis des siècles, les religieuses hospitalières vont-elles devoir renoncer à leur mission ? La question est posée.
Tel qu’il est rédigé aujourd’hui, le texte sur l’aide à mourir impose en effet à l’ensemble des établissements médico-sociaux d’ouvrir leurs portes à l’euthanasie et au suicide assisté, y compris ceux tenus par des congrégations religieuses catholiques, fondamentalement opposées à toute forme de mise à mort.
Dans la version adoptée par la Chambre basse, cette obligation est assortie d’un délit d’entrave, passible de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende pour tout responsable d’établissement refusant l’intervention de personnels venant pratiquer l’aide à mourir.
« Le cœur de nos institutions, c’est la protection de la vie. Pour nous, donner la mort est impossible, donc on ira en prison et on expliquera à nos codétenus qu’on est là parce qu’on n’a pas voulu tuer. »
Nos établissements participent pleinement au service public de santé. Ils sont certifiés, contrôlés, financés par l’État et les agences régionales de santé. Nous demandons de pouvoir continuer à exercer notre mission, comme nous le faisons depuis cinq siècles, au bénéfice de tous, quelles que soient leurs origines et leur religion », rappelle sœur Eulalie-Marie. « Il faut une reconnaissance officielle de notre identité pour être protégées. » « Si la loi est votée en l’état, nous partirons, prévient sœur Eulalie-Marie. D’autres pays nous attendent. »
Un tel départ ne serait en rien anecdotique. Présentes dans de nombreux territoires, les congrégations hospitalières contribuent à l’offre de soins, parfois même en lien étroit avec l’hôpital public. Dans plusieurs régions, notamment celles touchées par la désertification médicale, leur fermeture ferait vaciller tout un équilibre local.
Les soins palliatifs
Il s’agit de soulager les douleurs physiques ainsi que tous les autres symptômes sources de souffrance ou d’inconfort tels que les vomissements, les essoufflements ,la confusion mentale, etc., mais aussi de prendre en compte la souffrance psychologique, sociale ou spirituelle du malade et de ses proches.
Les soins palliatifs ne concernent pas seulement les derniers jours de la vie. On peut y recourir tôt dans la maladie, pour aider à mieux la vivre et anticiper les difficultés qui pourraient survenir.
Les soins palliatifs cherchent à donner à la personne malade, dans le respect de ses droits, une place centrale dans les décisions qui la concerne. Ils accordent également une attention toute particulière à la famille et aux proches.
Ces soins palliatifs comportent une approche psychologique et un traitement thérapeutique.
C’est ainsi que j’ai réalisé un kit olfactif, constitué de 2 huiles essentielles : la pruche du Canada et l’encens.
- La pruche génère un équilibre psycho-émotionnel. Elle réconforte, facilite le lâcher-prise, stimule l’imagination et l’inspiration. C’est « l’huile de passage ».
- L’encens, lors des cérémonies religieuses, dégage une odeur agréable et forte, imprégné de spiritualité.
Le kit olfactif (Paix de l’âme) consiste à humer la fragrance plusieurs fois par jour.
Ce kit olfactif (Paix de l’âme) est disponible à la société Kalleis (Will essentielles).
Tel : 07-69-95-90-29 / Site internet : http://mooc.flmne.org/jean-pierre.willem/
Utilisées dans les Ephad, les patients en phase terminale ne redoutent plus la mort. Il arrive que des « moribonds » prolongent leur vie durant plusieurs mois.
Compléments Alimentaires :
Au labo Phyt-Inov :
- Stress, angoisse, insomnie : Quiet full (2 fois 2 gélules)
- Douleur : Topagil ( 2 fois 2 gélules)
- Restaurer l’équilibre mental : AFALG (algue aphanizomenon) 3 fois 2 gélules / 1 mois)
Troubles cognitifs et du comportement : Voir mon livre « Alzheimer et odorat quand les aromes restaurent la mémoire » Ed. Trédaniel
Comportement face au malade (comment entrer dans son monde, quand la fin se rapproche, prise en charge globale)








