Alors que les médicaments contre la maladie d’Alzheimer sont en échec, faut-il se résoudre à voir l’état des malades se dégrader ? Pourtant, il semblerait que la recherche ait négligé un point : 95 % des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer présentent une perte d’odorat. Une nouvelle piste ?

La maladie d’Alzheimer après le cancer c’est la maladie la plus redoutée, elle présente un des problèmes majeurs de santé publique auquel est confrontée la France, comme les autres pays développés. On avoisine le million de malades présents en France et l’OMS estime autour de 250 000 l’arrivée de nouveaux cas par an.

Pas étonnant, dans ces conditions, que la plupart d’entre nous aient peur de vieillir, puisque nous associons le vieillissement à des menaces : perte de la mémoire, de la raison et bien souvent de la dignité.

La maladie d’Alzheimer est due à des altérations cérébrales, il s’agit donc d’une maladie du cerveau. Mais elle est plus que cela. C’est une maladie de la personne, qui perturbe le fonctionnement psychique de votre proche en altérant ses fonctions intellectuelles comme sa vie affective. C’est aussi une maladie de la famille. C’est enfin, une maladie de la société.

S’orienter vers un modèle systémique

Quand il s’agit de résoudre le mystère de la maladie d’Alzheimer, il serait logique d’envisager le recours aux sciences humaines et même de suggérer à ce nouveau médicament capable d’émerger cette maladie. Qui dit systémique dit relatif à un système pris dans son ensemble. Ce système a trois niveaux : hippocampe (1) qui fait partie du rhinencéphale (2) ?

On a constaté que les lésions cérébrales situées dans le cortex olfactif sont à même de favoriser la mort de neurones. Il conviendrait de savoir pourquoi par l’intermédiaire de nombreux neurotransmetteurs, les activités physiques, sociales, culturelles et diverses pourraient favoriser la création de nouvelles cellules, de neurones, de synapses et de neurotransmetteurs parmi lesquels émerge l’acétylcholine qui transmet des signaux d’un neurone à un autre et qui se trouve en carence chez la personne atteinte d’Alzheimer. L’acétylcholine est essentiel pour le fonctionnement de la mémoire en particulier.

Certaines découvertes se font par hasard ou par intuition mais qui ne survient pas de nulle part. Un seul signe clinique peut suffire, dès lors qu’il est récurrent chez une majorité de patients, à s’orienter vers des troubles cognitifs. Ce signe spécifique (ou pathognomonique) consiste en un trouble olfactif. À lui seul, il permet d’orienter un diagnostic.

« Je ne sens plus rien ! »

Dans la riche symptomatologie de cette maladie, on relève une particularité qui devrait orienter les chercheurs, à savoir un signe clinique, l’anosmie. En effet, 95 % des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer présentent une perte d’odorat.

Pour les fins cliniciens, la perte de l’odorat s’inscrit dans les tout premiers stades de la maladie. Cependant il est souvent difficile d’évaluer ces déficits sensoriels car la plupart des sujets présentent, en plus des aptitudes sensitives et perceptives, des capacités cognitives et d’attention qui tendent à s’émousser avec l’âge.

Le recours à la paléoanthropologie

Quand on étudie la phylogenèse, à savoir l’histoire de l’évolution de l’espèce humaine, on apprend que nos ancêtres ont connu deux grandes étapes : celle du cru, où dominait le système olfactif, puis après la découverte du feu celle de la cuisson, où dominait le système gustatif.

Tout au long de l’évolution, chaque espèce humaine élabore un système sensoriel différent d’un voisinage agressif. Ces mécanismes, génétiquement déterminés, sont indispensables à la survie de l’espèce par rapport à son environnement ou à ses voisins hostiles pour survivre. Ces outils sensoriels donnent à chacun son sens défensif (odorat et muqueuses olfactives qui représentaient sa « boussole ») et son instinct de survie, de conservation et d’adaptation.

Première époque : celle du cru

À l’origine était l’alimentation paléobiotique (les hommes primitifs mangeaient des aliments crus d’origine animale et végétale) permettant d’assumer l’essentiel, à savoir le combat pour la survie. Ce labeur de tous les instants dure (ce n’est sans doute pas un hasard si, au cours de l’évolution, les régions du cerveau chargées de notre sens olfactif sont les régions phylogénétiquement anciennes, comme l’hippocampe du cerveau limbique et une partie du cortex temporal). Et ces régions du cerveau sont précisément celles qui sont touchées au cours de la maladie d’Alzheimer.

Deuxième époque : celle du feu et de la cuisson

Mais l’adaptation atteint peu à peu ses limites du fait de l’intrusion dans l’organisme d’aliments cuits et plus ou moins « trafiqués » devenant étrangers et agressifs, désignés sous le terme d’antigènes. C’est ce qui s’est produit notamment avec l’avènement répandu de la cuisson, il y aurait 20 000 ans pour certains paléoanthropologues.

Il se trouve en effet qu’au fil des millénaires et sous l’assaut répété des molécules étrangères apportées notamment par la cuisson à haute température, le système olfactif qui était le tout premier sens d’alerte de l’homme a subi d’importantes mutations génétiques jusqu’à dénaturer lentement mais sûrement son instinct primitif de survie et d’adaptation.

Une altération importante de l’odorat

Si aujourd’hui l’homme n’est plus en mesure de se fier comme jadis à son odorat pour écarter les aliments toxiques et les molécules étrangères, c’est parce qu’il a, par hasard, modifié le cours de l’évolution naturelle en découvrant la cuisson, la transformation puis la conservation des aliments, qui de génération en génération ont développé le sens du goût, reléguant progressivement l’odorat à l’état de vestige.

Ainsi en suivant l’état des preuves progressivement celui de l’odorat et de l’olfaction, l’être humain a développé certaines pratiques et habitudes alimentaires. Il est confronté à l’apparition de nouvelles molécules non physiologiques pour l’homme et délétères pour sa santé, au point de déstabiliser le génome devenu inapte à l’exécution de ses fonctions biologiques.

Malheureusement pour l’homme la cuisson, qui a permis l’explosion du goût et l’apparition de nouvelles saveurs neutralise l’arsenal toxique de l’aliment. Bien au contraire, car une fois franchi le filtre de l’odorat et dès lors qu’ils ont été cuits, les aliments (auxquels s’ajoutent les médicaments et autres xénobiotiques) se trouvent maintenant confrontés à un deuxième filtre, la barrière immunitaire intestinale où veillent les cellules destinées à détecter la moindre molécule étrangère et à la neutraliser.

La maladie d’Alzheimer est la conséquence d’un abandon de l’alimentation crue pour tenter de s’adapter à un environnement non prévisible profondément modifié par rapport à son environnement originel, et pour lequel les systèmes olfactif et limbique neutralisés sont devenus inopérants. C’est ainsi qu’au fil des millénaires, l’inhibition enzymatique induite par l’avènement de l’alimentation cuite a provoqué une dégénérescence et une involution progressives du système olfactif et in fine une inhibition des fonctions physiologiques de l’odorat de l’hippocampe et du système limbique.

Pour restaurer la fonction olfactive, il convient d’inverser la tendance, en éliminant le maximum de molécules étrangères et surtout en redécouvrant les bénéfices d’une alimentation ancestrale vivante dont dépend notre santé physique et mentale.

Le retour à une alimentation vivante

Manger cru est une réponse aux dérives alimentaires actuelles, un mode de nutrition sain qui réconcilie plaisir et santé. Ce système olfactif, qu’on ne peut comparer à un laboratoire d’analyse sensorielle, fonctionne de façon optimale avec des ingrédients crus tels qu’on les trouve dans la nature, et non avec des aliments dénaturés par la cuisson. D’où la nécessité de privilégier ces aliments dits « natifs » qu’on récolte dans la nature.

Par ailleurs, la gamme des produits alimentaires a considérablement évolué depuis l’émergence de l’industrie (modes de production agricole et transformation des ingrédients), tandis que le système olfactif, représenté par ce fabuleux logiciel de capteurs et d’analyses sensorielles, initialement prévu pour servir de boussole à nos ancêtres, peut continuer à jouer ce rôle. Cela suppose qu’il faille s’écarter de la cuisson et de l’ensemble des antigènes pour restaurer le système olfactif.

Il est conseillé pour conserver une alimentation vivante de recourir à la cuisson à la vapeur, à l’étouffée et éventuellement en papillote qui préserve les nutriments.

Stimuler l’odorat avec des huiles essentielles

La maladie d’Alzheimer est un champ de recherche important pour l’aromathérapie à visée olfactive. De très nombreuses études montrent l’intérêt des huiles essentielles pour enrayer l’évolution de cette pathologie.

En 2010, lors de l’enseignement de l’aromathérapie dans ma faculté de médecines naturelles, où figuraient une vingtaine d’étudiantes Japonaises, j’ai évoqué l’action particulière de l’HE de Romarin à cinéole pour récupérer la mémoire après 3 semaines d’inhalation. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir dans la presse, cette découverte par une équipe de Japonaises.

Une découverte inopinée

Au décours de ma vie j’ai réalisé que la providence était au rendez-vous !

Il y’a 45 ans, alors que je prescrivais l’huile essentielle de Romarin à cinéole en inhalation pour des problèmes relevant du carrefour ORL (sinusite rhinite) quelle ne fut pas ma surprise quand une cinquantaine de mes patients me font part de leur récupération de la mémoire. Cette nouvelle ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd. J’en rédigerai un livre.

Avec les huiles essentielles, l’olfaction constitue un levier psychique puissant, à la croisée de l’affect et du souvenir, susceptible de jouer ce rôle de médiation sensorielle. Le patient réagit aux odeurs, pourra ainsi (re)trouver les traces anciennes, voire archaïques, que ce langage sensoriel a ancrées en lui aux premiers temps de sa vie.

Une découverte qui pourrait permettre de ne plus redouter cette effrayante maladie et envisager le vieillissement dans la paix, la sérénité d’une longue route et le bonheur d’une autre vie avec… quelques années de plus.

Traitement

Les anticholinestérasiques

La découverte de l’existence d’un déficit de la neurotransmission lié à l’acétylcholine dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer a conduit à utiliser des substances qui visent à améliorer cette transmission en s’opposant à la dégradation de l’excès d’acétylcholine larguée dans la fente synaptique par une enzyme, la cholinestérase. Inhiber cette enzyme revient à augmenter la quantité d’acétylcholine présente dans la synapse.

Les experts de la maladie avaient découvert cet anticholinestérasique : le donepezil (Arcicept), malheureusement des effets secondaires apparaissent après 3 mois d’usage : des troubles digestifs, cardiaques et la maladie de Charcot qui entraînait la mort.

Approche naturelle

Ma découverte inattendue de l’huile essentielle du Romarin à cinéole bouleverse l’évolution de la maladie. En humant cette HE durant 1 à 2 minutes 4 fois par jour, les patients récupèrent leur mémoire en 3 semaines.

Le traitement se complète par une alimentation crue et un ensemble d’autres remèdes : le Bacopa, l’Ashwagandha, le Ginkgo…

Pour améliorer l’application des huiles essentielles nous disposons d’un kit olfactif accompagné de Roll-on permettant une utilisation pratique et ambulatoire.

Le kit Alzheimer comprend 3 HE et un stick inhalateur. Il se nome : Kit mémoire (16€50)

Le Kit entrainement olfactif (49€) est également interessant pour vous accompagné dans cette maladie.

Le catalogue Will-essentielles dispose d’un ensemble de kit (stress, insomnie, soins palliatifs, accompagnement de fin de vie, angoisse, méditation…

Société Kalleis : N° tel : 07-69-95-90-29

Je vous recommande mon livre « Alzheimer et odorat : quand les arômes restaurent la mémoire » Ed. Trédaniel